L’armée malienne intensifie depuis plusieurs semaines ses opérations militaires dans le nord et le centre du Mali afin de lutter contre les groupes armés et djihadistes. Les autorités annoncent des avancées sur le terrain, tandis que plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent des violences commises contre des civils lors de certaines interventions.
Selon les Forces armées maliennes, plusieurs bases de groupes armés ont été détruites au cours des récentes offensives. L’armée affirme également avoir neutralisé plusieurs combattants et saisi des armes, des motos ainsi que du matériel utilisé par les groupes terroristes.
Les autorités expliquent que ces opérations visent à reprendre progressivement le contrôle de localités touchées depuis plusieurs années par l’insécurité. Dans certaines zones, l’armée affirme avoir renforcé sa présence pour limiter les attaques contre les populations.
Malgré ces opérations militaires, la situation reste difficile pour de nombreux habitants. Dans plusieurs villages du nord et du centre du pays, des familles continuent de vivre dans la peur des violences et des affrontements armés.
Des milliers de personnes ont quitté leurs habitations pour rejoindre des zones considérées comme plus sûres. L’accès à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation demeure également limité dans plusieurs régions affectées par le conflit.
Parallèlement, des organisations internationales et des associations locales accusent des soldats maliens et leurs alliés d’avoir commis des exactions contre des civils pendant certaines opérations militaires.
Des témoins évoquent des arrestations arbitraires, des disparitions forcées ainsi que des exécutions de personnes soupçonnées de collaborer avec des groupes armés. Les défenseurs des droits humains demandent l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités dans les faits signalés.
Le gouvernement malien rejette régulièrement ces accusations. Les autorités affirment que l’armée agit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et du rétablissement de la sécurité nationale. Bamako estime également que certaines informations relayées à l’étranger visent à nuire à l’image des forces armées maliennes.
Malgré les nombreuses opérations engagées, la menace djihadiste reste présente dans plusieurs régions du Mali. Les attaques continuent de faire des victimes parmi les civils et les militaires, dans un contexte sécuritaire toujours fragile.
Pemba Munganga
