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Au moins quatre personnes ont été tuées lundi au Kenya lors de manifestations contre la hausse du prix du carburant, selon les autorités. Plus de trente autres personnes ont été blessées pendant les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre dans plusieurs villes du pays.

Les protestations ont notamment touché Nairobi, la capitale kényane, où des routes ont été bloquées à l’aide de pneus brûlés et de barricades. Des commerces et plusieurs véhicules ont également subi des dégâts au cours de la journée.

La colère des manifestants fait suite à une nouvelle augmentation du prix de l’essence et du diesel. En réaction, des syndicats du transport public ont lancé une grève nationale pour dénoncer le coût élevé du carburant. Cette situation a perturbé les déplacements de nombreux habitants, certains ayant eu des difficultés à se rendre au travail ou à l’école.

Selon les autorités kényanes, la hausse des prix du diesel est liée aux tensions internationales et à l’augmentation du prix du pétrole sur le marché mondial ces dernières semaines.

Le ministre de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, a annoncé l’arrestation de plusieurs centaines de personnes après les violences. Il a également indiqué qu’une enquête serait ouverte afin de déterminer les circonstances exactes des décès enregistrés durant les manifestations.

De leur côté, plusieurs manifestants accusent le gouvernement du président William Ruto de ne pas prendre en compte les difficultés économiques rencontrées par la population face à la hausse du coût de la vie.

Depuis plusieurs mois, les habitants dénoncent l’augmentation des prix des produits de base, des transports et du carburant. Cette nouvelle vague de protestations intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes au Kenya.

Pemba Munganga

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