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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) hausse le ton face aux médias et autres opérateurs de communication qui ne disposent pas de son Avis Conforme. Dans un communiqué officiel publié le 7 août 2026, l’organe de régulation accorde un délai de 30 jours aux opérateurs concernés pour régulariser leur situation.

Selon le CSAC, seuls les médias figurant dans sa base de données à la fin du mois de juillet 2026 disposent de l’Avis Conforme requis par la loi. L’institution rappelle que cette exigence découle notamment de l’article 9, point 10, de la Loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 portant composition, attribution et fonctionnement du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication.

Dans la catégorie des chaînes de télévision commerciales, le CSAC cite notamment la RTNC, Univers TV, Télé 50, RTGA, Télé 7, B-One, CCTV, Canal Kin TV, Digital Congo TV, Geopolis TV, 10ème Rue TV, Bosolo TV, Congo Buzz, C24 Plus TV et Amani TV.

Le communiqué mentionne également, parmi les médias en ligne disposant de l’Avis Conforme, Ouragan.cd et Les News.cd. Pour la presse écrite, Caroline Magazine et Journal Ouragan figurent dans la liste publiée par l’autorité de régulation.

En revanche, le CSAC indique qu’aucune agence de publicité ne figure dans cette catégorie parmi les opérateurs disposant de l’Avis Conforme selon sa base de données arrêtée à fin juillet.

Face aux situations d’irrégularité constatées, le Bureau du CSAC accorde un moratoire de trente jours, à compter de la publication du communiqué, afin de permettre aux médias et autres opérateurs concernés de se rapprocher des services compétents et de régulariser leur situation.

L’organe de régulation insiste sur le caractère obligatoire de cette démarche.

« L’obtention de l’Avis Conforme de l’autorité n’est pas une option, mais une obligation légale », rappelle le CSAC.

À l’issue de ce délai, les opérateurs qui n’auront pas régularisé leur situation s’exposent aux mesures et sanctions prévues par les textes en vigueur, dans le respect des procédures légales.

Cette mise en garde intervient dans un contexte de renforcement de la régulation du paysage médiatique congolais. À travers ce moratoire, le CSAC entend pousser les médias et autres acteurs de la communication à se conformer aux exigences légales avant l’application éventuelle de sanctions.

Le communiqué est signé à Kinshasa, le 7 août 2026, par Oscar Kabamba Kasongo, Rapporteur, au nom du Bureau du CSAC.

Jonathan Mavambu

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