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Le ministère des Mines durcit le ton face aux opérateurs qui ne respectent pas la législation minière. Au Sud-Kivu, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, intensifie les opérations d’assainissement du secteur afin de renforcer la conformité, la traçabilité et la transparence dans une activité stratégique pour l’économie nationale.

Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Elle vise à renforcer les mécanismes de contrôle et à garantir que seuls les opérateurs régulièrement établis et respectueux des normes en vigueur puissent exercer leurs activités.

Dans ce cadre, le ministre des Mines a dépêché une mission de contrôle dans la province du Sud-Kivu, avec notamment la participation des députés nationaux élus de la province. À la suite de cette mission, les opérateurs miniers actifs dans plusieurs territoires ont été convoqués à des séances de travail consacrées à l’examen de leur situation et de leur niveau de conformité.

Les territoires de Shabunda, Mwenga, Fizi, ainsi que les villes de Baraka et Uvira, sont concernés par cette opération de contrôle.

Vérifier la conformité des opérateurs

L’objectif est clairement affiché : assainir le secteur, identifier les opérateurs en règle, lutter contre les pratiques illicites et renforcer la traçabilité des minerais congolais.

Sous la supervision de la commission mise en place à cet effet et en présence des députés nationaux élus du Sud-Kivu, les opérateurs convoqués sont appelés à présenter les documents attestant de leur conformité sur les plans juridique, minier, fiscal, environnemental et social.

Ils doivent également fournir les éléments permettant de retracer l’origine des substances minérales exploitées, ainsi que les conditions de leur commercialisation.

Cette opération entend notamment s’attaquer aux structures qualifiées d’« entreprises mallettes », qui ne disposent pas toujours des garanties et documents nécessaires pour exercer légalement leurs activités sur le territoire national.

Des sanctions en cas de non-conformité

À l’issue des vérifications, un rapport devra établir la situation de chaque opérateur contrôlé. Ce document permettra aux autorités compétentes de prendre les mesures appropriées à l’encontre des éventuels contrevenants, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Pour Louis Watum Kabamba, l’assainissement du secteur minier dépasse le cadre d’une simple opération administrative. Il constitue un enjeu de gouvernance, de transparence, de sécurité juridique et de protection des intérêts de l’État et des communautés locales.

La RDC dispose d’importantes ressources minières dont l’exploitation doit contribuer au développement économique et social du pays. Pour le ministère des Mines, leur valorisation ne peut dès lors s’effectuer en dehors du cadre légal ni au détriment des intérêts de la République et des populations.

Au Sud-Kivu, le message du gouvernement se veut donc sans ambiguïté : la rigueur, la transparence et le respect de la législation doivent désormais primer sur les pratiques illicites et le désordre dans le secteur minier.

À travers cette opération de contrôle, Louis Watum Kabamba entend ainsi poursuivre son offensive pour assainir le secteur minier, protéger les intérêts de la République et faire des ressources naturelles un véritable levier de développement national.

Annie Ngomamvula

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