0 2 minutes 2 mois


Le procès pénal impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo a franchi ce jeudi une étape déterminante devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, avec l’ouverture officielle des plaidoiries. L’affaire, très suivie depuis plusieurs semaines, entre désormais dans sa phase finale.

‎Rebo Tchulo est poursuivie pour incitation de militaires à commettre des actes contraires aux lois et à la discipline des FARDC. Elle comparaît aux côtés de 13 militaires, dont 4 en fuite, accusés notamment de torture, extorsion, concussion et violation de consignes au préjudice du citoyen Platini Sadisa.

‎Les faits reprochés aux coaccusés relèvent de violations graves du code pénal militaire, ce qui confère à ce dossier une sensibilité particulière, mêlant monde artistique et discipline militaire.

‎Lors de l’audience consacrée aux plaidoiries, la partie civile a adopté une posture offensive. Elle exige 250 000 USD de dommages-intérêts à charge de la chanteuse, estimant que son implication présumée dans les événements ayant conduit aux exactions justifie une réparation financière substantielle.

‎Cette demande vise à compenser les préjudices moraux et matériels subis par la victime, selon les avocats de la partie civile.

‎Le tribunal a clôturé les débats et annoncé que le verdict sera rendu à l’issue des délibérés. L’issue de ce procès est très attendue, tant par les milieux judiciaires que par le public, en raison de la notoriété de l’artiste et de la gravité des faits reprochés.

‎Ce dossier illustre une fois de plus les tensions entre influence publique, responsabilité individuelle et respect des règles militaires dans un contexte où la justice cherche à affirmer son autorité.

Djodjo NKOSI

Laisser un commentaire