Le député national Alphonse Ngoy Kasanji a livré une déclaration controversée sur les conditions de nomination de certains responsables politiques avant l’arrivée de Félix Tshisekedi à la tête de la République démocratique du Congo. Invité du magazine « TOP 7 » de Top Congo, il affirme que certains candidats aux postes ministériels devaient se rendre à Kigali.
« Avant l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, pour être nommé même ministre, il fallait aller à Kigali. Plusieurs ministres avaient même pris des femmes du Rwanda », a déclaré l’ancien gouverneur du Kasaï-Oriental, sans citer de noms ni apporter de précisions sur les personnes concernées.
Alphonse Ngoy Kasanji, qui a notamment été un proche collaborateur de l’ancien président Joseph Kabila, estime par ailleurs que Félix Tshisekedi est aujourd’hui le dirigeant congolais qui résiste le plus au président rwandais Paul Kagame. « Le président qui résiste à Kagame, c’est Félix Tshisekedi. Tant que Kagame sera au pouvoir, Félix Tshisekedi devra aussi être au pouvoir. Il a la solution », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par les tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda. Elles relancent également le débat sur les relations politiques entre Kinshasa et Kigali sous les précédents régimes, même si les affirmations avancées par Alphonse Ngoy Kasanji n’ont pas été accompagnées d’éléments permettant d’en établir davantage la portée.
Ephra Kimuana
