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Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à une réforme du Conseil de sécurité pour permettre à l’Afrique d’y disposer d’au moins un siège permanent, estimant que l’actuelle composition de cet organe ne correspond plus aux réalités géopolitiques du XXIᵉ siècle.

Lors de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’ONU a pointé l’absence de l’Afrique parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, alors que le continent compte 54 États membres de l’organisation et occupe une place importante dans les questions examinées par les Nations unies.

« Un Conseil de sécurité du XXIᵉ siècle sans sièges permanents pour l’Afrique est injuste et indéfendable », a déclaré António Guterres.

Le secrétaire général estime qu’une réforme permettrait de mieux représenter les différentes régions du monde au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il considère également que la présence permanente de l’Afrique renforcerait la prise en compte des positions des États africains dans les décisions du Conseil.

La demande d’une représentation permanente est portée depuis plusieurs années par les pays africains. Ils réclament une modification de la composition du Conseil de sécurité, qu’ils considèrent comme déséquilibrée au regard de l’évolution de la communauté internationale depuis la création de l’ONU en 1945.

Le Conseil de sécurité compte actuellement quinze membres. Cinq disposent d’un siège permanent et du droit de veto : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Les dix autres membres sont élus par l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans.

La réforme du Conseil de sécurité nécessite toutefois l’accord des États membres selon les procédures prévues par la Charte des Nations unies. La question de la représentation africaine demeure ainsi au centre des discussions sur l’évolution de la gouvernance de l’ONU.

Jonathan Mavambu

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