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Plus de 277 structures associatives et groupes thématiques des jeunes, tous Congolais de père et de mère et regroupés au sein d’une nouvelle dynamique de jeunes dénommée Forces Pour La Relève, exigent leur prise en compte dans le processus du dialogue national inclusif décrété par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, qui le veut pour très bientôt, afin que soit mis fin, une fois pour toutes, au climat politique délétère qui prévaut dans le pays à l’heure actuelle.

L’acte a eu lieu lundi 3 août dernier, dans l’amphithéâtre du Centre Culturel Boboto, dans la commune de la Gombe, à Kînshasa, en marge de leur sortie officielle, dont les souvenirs restent encore gravés sur leur déclaration y relative qui a été lue d’une voix active par madame Prisca Manyala, un de leurs membres influents.

A en croire les temps forts de cette déclaration, ces jeunes se sont donné pour ambition, celle d’assurer la relève tant politique qu’institutionnelle de la République Démocratique du Congo, une manière pour eux d’arrêter ce mauvais vent politique qui n’a que trop soufflé à l’échelle du pays, avec une impétuosité qui a réussi à les éloigner des instances de prise des décisions.

S’étant mises ensemble face à ce mauvais vent qu’ils disent être à l’origine de tout ce que le pays subit à l’heure actuelle, et en perspective de la tenue du dialogue ci-haut annoncé par le Chef de l’État, ces 277 organisations de la société civile congolaise, décidées de désormais bâtir un Congo plus beau qu’avant, se sont donné un plus bel élan, celui de proposer une réponse à cette situation qui n’a que trop duré, réponse qu’elles disent aller dans le même ordre d’idées que le décret du Chef de l’État.

Derrière leur reconnaissance à l’endroit de cette initiative du président de la République, ils se sont dit convaincus que cette dernière représente une occasion historique qui vient à la fois renforcer la cohésion nationale, consolider les institutions de la République et dégager des solutions durables aux défis multiples auxquels se trouve confrontée la République Démocratique du Congo.

En plus d’exprimer leur droit légitime d’être valablement pris en compte au nombre de ceux qui doivent participer à ces tant attendues assises qui s’annoncent très prochaines, ils ont relevé l’importance que soient inscrite parmi les questions qui y seront examinées celle relative aux réformes institutionnelles, ainsi que celles ayant trait à la mise en place d’un dispositif à la fois inclusif, transparent et orienté vers des résultats concrets.

Voilà pourquou ils n’ont pas manqué de faire appel à l’unité nationale qu’ils souhaitent se placer au-delà des convictions politiques et des appartenances tant ethniques, linguistiques que confessionnelles.

Foi sur leurs propros, il est question pour tout congolais qui se reconnait comme tel de songer désormais à placer l’intérêt supérieur de la nation au-delà de toutes particularités.

La lecture de cette déclaration riche en contenu a été sans transition suivie de sa signature solennelle par toutes les parties prenantes à cette cérémonie qui a été riche en perspectives.

Trois parmi les signataires se sont confiés à notre micro, à la fin de la cérémonie :

DON OKOMA ONYUMBE alias LUMUMBA, dans ses reponses à nos questions, a mis en exergue la nécessité que soit désormais rajeunie la classe politique congolaise, aussitôt après le tant attendue dialogue.

« Il faut qu’une génération passe et qu’une autre la remplace », a-t-il souligné.

Ce ressemblant de Patrice-Émery Lumumba se reconnait en plus être parmi ceux qui sont soucieux de bâtir une République Démocratique du Congo tournée vers l’avenir.

« Il faut reconnaître à cet effet que l’avenir de la patrie est non négociable », a-t-il soulevé.

HERVÉ MATONDO NZITA a quant à lui évoqué l’heure qu’il est arrivé pour les jeunes congolais d’arrêter de servir de chevaux à ces vieux politiciens qui les ont trop utilisés dans leurs manifestations pour faire réussir leurs projets politiques.

« Cette fois-ci, c’est nous-mêmes qui allons nous utiliser pour nous-mêmes en tant qu’à la fois majorité et leaders de la société civile. Nous exigeons donc notre représentativité à ce tant attendu dialogue, auquel nous apportons déjà notre soutien, jusqu’à hauteur de 50% », a-t-il fait savoir.

Pour DE PARIS IFENGE BONKAKA, Coordonnateur national de la Dynamique des Jeunes pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme, « voici arrivé le moment pour ces gérontocrates, qui ont géré le pays durant 3 républiques, de léguer à nous jeunes, en tant que leur postérité, le serment de liberté tant rappelé dans l’hymne nationale.

De Paris Ifenge parle de ce legs qui doit avoir lieu comme devant constituer une relève à la fois démocratique et responsable.

« Nous sommes en train de préparer à cet effet un cahier de charge où nous sommes en train d’exiger 70% de notre représentativité dans les instances de prise des décisions », a-t-il éclairci.

L’acte a réussi à récolter des centaines et des centaines de signatures parmi lesquelles nous avons pu répérer celle de monsieur Diamant Kambitshi, président national du Cadre de Concertation de tous les jeunes de la République Démocratique du Congo, celle du maître Dési Masani, sans oublier celle de Benjamin Nsapu, Directeur en charge de la Communication de la Dynamque.

Saint-Germain Ebengo

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