L’opposant congolais Martin Fayulu a exprimé son désaccord face à l’arrêté interministériel du 20 juillet 2026 signé conjointement par les ministères des Finances et du Numérique, portant sur les conditions applicables aux acteurs du secteur numérique.
Dans une publication faite ce dimanche 2 août à 13h52 sur son compte X (anciennement Twitter), Martin Fayulu dit avoir pris connaissance « avec stupéfaction » de cette décision, estimant qu’elle risque de constituer un frein au développement des startups en République démocratique du Congo.
Selon lui, dans un contexte marqué par un chômage important au sein de la jeunesse, les pouvoirs publics devraient davantage accompagner les entrepreneurs et les innovateurs plutôt que d’instaurer de nouvelles contraintes administratives et financières.
L’ancien candidat à la présidentielle dénonce notamment l’instauration de « droits d’autorisation » pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars pour certaines startups, estimant qu’une telle mesure pourrait décourager l’innovation locale et favoriser le développement des activités informelles.
«« La RDC ne peut pas prétendre promouvoir l’économie numérique tout en adoptant des mesures contraires à l’esprit du Startup Act », a-t-il déclaré.»
Martin Fayulu appelle ainsi à une révision de cet arrêté et plaide pour l’ouverture d’un dialogue entre les autorités et les acteurs du secteur numérique afin de trouver des solutions favorables à l’innovation et à l’entrepreneuriat.
Pour lui, l’accompagnement des jeunes entreprises technologiques constitue un enjeu majeur dans la construction d’une économie numérique compétitive en République démocratique du Congo.
Jonathan Mavambu
