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Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a affirmé que l’organisation du dialogue national annoncé par le Président Félix-Antoine Tshisekedi relève exclusivement de l’agenda du Chef de l’État et ne saurait être dictée par des pressions ou des ultimatums politiques.

Répondant à une question lors d’un briefing consacré au processus de paix, le porte-parole du Gouvernement a rappelé que le Président de la République s’était déjà engagé à initier un dialogue national, tout en précisant que sa mise en œuvre interviendra au moment jugé opportun par le garant de la Nation.

« Le Président de la République a son agenda. Le Président de la République a son timing. Le Président de la République a dit qu’il organiserait le dialogue. Le Président de la République a dit qu’il prendrait son ordonnance », a déclaré Patrick Muyaya.

Le ministre a insisté sur le fait que les décisions présidentielles répondent avant tout aux impératifs de l’État et non à des considérations politiques circonstancielles.

« L’agenda du Président de la République ne répond pas à une quelconque forme d’ultimatum. L’agenda du Président de la République répond aux impératifs de l’État », a-t-il soutenu.

Sans citer directement les acteurs ayant récemment réclamé la tenue rapide d’un dialogue, Patrick Muyaya a estimé que certaines démarches relevaient davantage de calculs politiques que d’une volonté sincère de contribuer à la résolution des défis nationaux.

Le porte-parole du Gouvernement a néanmoins réaffirmé l’engagement du Chef de l’État en faveur d’un cadre de concertation nationale, soulignant que celui-ci sera défini selon les modalités arrêtées par la présidence de la République.

« Le Président, comme garant de la Nation, a pris un engagement d’engager le pays dans la voie du dialogue. Il fera les choses en son temps, il fixera le cadre », a-t-il expliqué.

Pour le Gouvernement, la priorité demeure la consolidation de l’unité nationale face aux défis sécuritaires, particulièrement dans l’Est du pays où la RDC continue de faire face à l’agression rwandaise et à l’activisme des groupes armés.

« Ici, il y a un objectif essentiel : un front contre l’agression rwandaise. Et nous acheminons vers là à travers l’initiative du dialogue voulue par le Président de la République », a conclu Patrick Muyaya.

Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par les débats autour de la tenue d’un dialogue national et des attentes exprimées par plusieurs acteurs politiques et sociaux concernant son calendrier et ses modalités d’organisation.

Jonathan Mavambu

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