Le Président de la République d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, est arrivé ce jeudi 2 juillet, à Kinshasa pour une visite de travail de quelques heures consacrée à la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche la République démocratique du Congo.
Cette mission s’inscrit dans le cadre de son mandat de Champion de l’Union africaine pour la préparation, la prévention et la riposte aux pandémies, un rôle qui l’amène à suivre de près les efforts continentaux face aux crises sanitaires majeures.
Accueilli à l’aéroport international de N’djili par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le chef de l’État sud-africain a rejoint la Cité de l’Union africaine où il tient une séance de travail avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Au centre des échanges figurent l’évolution de la riposte contre Ebola, le renforcement de la coopération sanitaire africaine ainsi que les mécanismes de prévention des futures pandémies.
Les deux dirigeants doivent également se rendre à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), institution de référence dans la surveillance épidémiologique et la recherche scientifique en RDC. Cette visite permettra d’évaluer les capacités nationales de détection, de recherche et de réponse face à l’épidémie.
Un point de presse conjoint est prévu à l’issue de cette séquence pour présenter les conclusions des échanges et réaffirmer l’engagement des deux pays dans la lutte contre les urgences sanitaires.
La visite de Cyril Ramaphosa intervient alors que la mobilisation internationale en faveur de la riposte contre Ebola continue de s’intensifier. Selon les chiffres communiqués par les autorités, les engagements financiers en soutien à la lutte contre la maladie dépassent désormais 910 millions de dollars américains.
Parmi les partenaires engagés figure l’Afrique du Sud, qui a contribué à hauteur de 13,5 millions de dollars, témoignant de la solidarité régionale face à cette menace sanitaire.
Au-delà de l’appui financier, cette visite traduit également la volonté des pays africains de renforcer la coopération continentale en matière de santé publique, de recherche biomédicale et de gestion des épidémies, dans un contexte où les défis sanitaires dépassent largement les frontières nationales.
Jonathan Mavambu
