Développer le contenu local et propulser les sous-traitants congolais : telle est la vision de Kibali Gold Mine. Sa politique de recrutement et d’approvisionnement est claire et hiérarchisée : priorité au local, puis extension au national, au régional et à l’international si les compétences font défaut.

Malheureusement, influencés par des discours politiques provinciaux, certains acteurs locaux tentent de se positionner sur des segments ultra-techniques. La gestion de l’usine ne s’improvise pas : la fourniture d’explosifs, de produits chimiques ou les opérations de forage exigent des certifications et des formations de haute sécurité.

Sur le plan logistique, acheminer du matériel depuis les ports de Mombasa ou de Dar-es-Salaam jusqu’à Doko nécessite de traverser trois pays et de maîtriser des corridors sécuritaires complexes. C’est une expertise que les entrepreneurs locaux ne possèdent pas encore.
Les opportunités adaptées et vérifiables existent bel et bien pour les locaux à Kibali ; il s’agit simplement de s’aligner sur les exigences réelles du terrain.
Annie Ngomamvula
