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Jean-Marc Kabund hausse le ton et appelle le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la retenue dans ses prises de parole sur l’affaire judiciaire impliquant Prince Epenge. Dans une déclaration adressée au chef de l’État, l’opposant met en garde contre tout risque d’ingérence politique susceptible de compromettre l’indépendance de la justice.

L’ancien président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) estime que les propos tenus par Félix Tshisekedi devant la diaspora congolaise au sujet de ce dossier pourraient être interprétés comme une forme de pression sur les magistrats appelés à se prononcer sur cette affaire.

Jean-Marc Kabund évoque également la possibilité d’une désinformation du chef de l’État par certains de ses collaborateurs. Selon lui, ces derniers pourraient lui présenter une version des faits selon laquelle aucune perte en vies humaines n’aurait été enregistrée lors de la manifestation concernée, une affirmation qu’il juge contraire à la réalité du terrain.

L’opposant dénonce, à cet égard, un système de communication au sommet de l’État dans lequel les collaborateurs présidentiels ne transmettraient au chef de l’État que des informations conformes à ses convictions. Une situation qui, selon lui, risquerait de l’éloigner des réalités et de l’exposer à une perception tronquée des événements.

Dans sa déclaration, Jean-Marc Kabund affirme par ailleurs avoir personnellement vu Manacé Lomboto prendre part à la marche concernée, quelques minutes avant l’attaque à la machette dont il dit avoir été victime devant le siège de l’UDPS. Il se dit prêt à apporter son témoignage devant les instances judiciaires compétentes.

Pour l’ancien responsable de l’UDPS, la justice doit pouvoir examiner cette affaire en toute indépendance, sans subir l’influence des déclarations ou des convictions des responsables politiques. Il insiste ainsi sur la nécessité de laisser les faits et le droit déterminer l’issue du procès de Prince Epenge.

Au-delà de la controverse politique, cette prise de position remet au centre du débat la question du respect de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice en République démocratique du Congo.

Jonathan Mavambu

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