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La défaite de la RDC face au Chili sur le score de 1-2 a relancé un débat qui accompagne les Léopards depuis plusieurs mois : celui de l’efficacité offensive. À quelques jours de l’entrée en lice de la sélection congolaise à la Coupe du Monde 2026 contre le Portugal, plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité des attaquants congolais à faire la différence dans les grands rendez-vous.

Les statistiques des dernières rencontres alimentent cette inquiétude. Face au Cameroun, le salut était venu d’un défenseur. Contre le Nigeria, les attaquants n’avaient inscrit qu’un seul but. Lors du match face à la Jamaïque, c’est encore un défenseur qui avait trouvé le chemin des filets. Face au Danemark, les Léopards étaient restés muets (0-0), avant que contre le Chili, le seul but congolais ne soit une nouvelle fois l’œuvre d’un défenseur, Joris Kayembe.

Cette tendance met en lumière une réalité préoccupante : malgré la qualité individuelle de joueurs offensifs comme Yoane Wissa, Théo Bongonda, Nathanaël Mbuku ou encore Cédric Bakambu, la RDC peine à convertir ses temps forts en buts. Les occasions existent, le jeu produit parfois des séquences intéressantes, mais l’efficacité dans les trente derniers mètres reste insuffisante pour une équipe appelée à rivaliser avec les meilleures nations du monde.

Cette situation intervient au moment où se profile le Portugal, l’un des favoris de la compétition. Portée par un effectif équilibré, une défense solide, un milieu technique et une attaque redoutable, la sélection portugaise apparaît comme un adversaire d’un tout autre calibre. Face à une équipe aussi bien organisée dans toutes les lignes, la moindre occasion manquée pourrait coûter très cher aux hommes de Sébastien Desabre.

Pour autant, tout n’est pas négatif dans le camp congolais. La RDC affiche une certaine solidité défensive, une discipline tactique de plus en plus visible et un état d’esprit combatif. Mais pour espérer créer l’exploit lors de cette Coupe du Monde, les Léopards devront impérativement retrouver l’efficacité offensive qui leur a parfois fait défaut lors de leurs dernières sorties.

À l’approche du rendez-vous du 17 juin, une question demeure : la RDC trouvera-t-elle enfin ses buteurs au moment où elle en aura le plus besoin ? Car face au Portugal, les défenseurs ne pourront probablement pas porter seuls les espoirs offensifs de tout un peuple.

Ephra Kimuana

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