Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a poursuivi ce jeudi 3 septembre à Kinshasa les consultations budgétaires en vue de l’élaboration du projet de loi de finances 2027. Cette deuxième journée d’arbitrages a réuni plusieurs ministres et responsables d’administrations publiques venus défendre les priorités de leurs secteurs respectifs.

Au centre des discussions figurait la recherche d’un équilibre entre les ambitions de réforme des ministères et les contraintes budgétaires de l’État. Plusieurs secteurs ont sollicité une augmentation de leurs crédits afin de financer des projets jugés stratégiques pour le développement du pays et l’amélioration des services publics.
Les ministères des Affaires foncières, des Postes et Télécommunications, de l’Économie numérique ainsi que de l’Agriculture ont particulièrement insisté sur le caractère générateur de recettes de leurs activités. Ils ont plaidé pour davantage d’investissements afin d’accélérer la numérisation des services, moderniser les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources publiques.
Dans le secteur social, les responsables de l’Emploi et Travail ont défendu la poursuite des réformes liées à la digitalisation des services, à la modernisation de l’Inspection générale du travail et à la construction de centres de formation professionnelle dans plusieurs provinces. Le ministère de la Défense et des Anciens combattants a, quant à lui, mis l’accent sur les programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion ainsi que sur l’amélioration des conditions de vie des anciens combattants.
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a présenté les besoins liés à la modernisation de la RTNC et à la lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux. D’autres secteurs, notamment le Genre, les Affaires coutumières et les Réformes institutionnelles, ont également soumis leurs priorités aux équipes du Budget.
À l’issue de cette deuxième journée de consultations, les différentes délégations ont salué l’écoute du ministère du Budget. Les arbitrages en cours permettront de consolider les propositions qui seront intégrées à l’avant-projet de loi de finances 2027 avant son examen par le Gouvernement puis son adoption par le Parlement.
Jonathan Mavambu
