0 3 minutes 5 jours

L’archevêque Évariste Ejiba Yamapia a répondu aux critiques de certains responsables politiques qui contestent son implication dans le débat sur la révision de la Constitution. Lors d’une intervention devant ses fidèles, le chef religieux a défendu la légitimité d’une parole spirituelle sur les questions touchant à la gouvernance et à l’avenir du pays.

Cette réaction intervient après des déclarations de figures de l’opposition, notamment Martin Fayulu, qui ont critiqué l’implication de certains responsables religieux dans les discussions autour de la Constitution de 2006.

Évoquant directement ces critiques, l’archevêque a affirmé maintenir sa position sur le sujet.

« Il y a même un politicien qui dit : “Que Ejiba ne puisse pas mélanger Dieu dans les bêtises.” Si c’est une bêtise, Dieu me montrera que ce n’est pas une bêtise », a-t-il déclaré.

Au cours de son intervention, le prélat a soutenu que les grandes orientations politiques et institutionnelles ne peuvent être dissociées d’une dimension spirituelle. Selon lui, la foi et les valeurs religieuses ont leur place dans les réflexions liées à la conduite des affaires publiques.

L’archevêque a notamment rappelé que « l’Éternel Dieu est celui qui commande le sort des nations », estimant que cette conviction justifie l’expression des responsables religieux sur les questions d’intérêt national.

Poursuivant son argumentation, il a mis en garde contre une séparation totale entre la religion et la politique.

« Sortir Dieu de la politique ? Quand Dieu quitte la politique, qui entre ? C’est le diable », a-t-il déclaré, en évoquant les risques de dérives morales dans la gestion de la chose publique.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par les débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle et par les consultations menées entre les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition.

L’intervention de l’archevêque Ejiba Yamapia illustre également la volonté d’une partie du leadership religieux de participer activement aux discussions sur les enjeux nationaux. Elle relance, par ailleurs, le débat sur la place des confessions religieuses dans la vie publique et sur les limites de leur engagement dans les questions politiques en République démocratique du Congo.

Jonathan Mavambu

Laisser un commentaire