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Le regroupement politique Alliance Bloc 50 (A/B50) s’est prononcé en faveur de l’adoption d’une nouvelle Constitution devant conduire la République démocratique du Congo à la Quatrième République, estimant que la Loi fondamentale actuelle ne répond plus aux exigences d’un État moderne et efficace.

Dans une déclaration politique publiée jeudi à Kinshasa, l’A/B50 a indiqué ne pas vouloir s’engager dans « des polémiques stériles » autour de la Constitution en vigueur, mais plutôt promouvoir une refonte institutionnelle destinée à renforcer l’efficacité de l’action publique et la stabilité de l’État.

Le regroupement soutient que l’histoire politique congolaise a été marquée par plusieurs cycles institutionnels successifs et considère qu’un nouveau cadre constitutionnel permettrait de tourner définitivement la page de la transition politique ayant conduit à la Troisième République.

Pour justifier cette démarche, l’A/B50 propose notamment une réorganisation de l’architecture de l’État autour de trois niveaux de gouvernance – le pouvoir central, la province et le territoire –, ainsi que l’inscription de la planification nationale parmi les domaines relevant de la loi afin de garantir la continuité des grands projets de développement.

Le regroupement plaide également pour une réforme du système de décentralisation financière, l’élection des gouverneurs de province au suffrage universel direct afin de renforcer leur légitimité, ainsi que la création de chambres d’appel au sein de la Cour constitutionnelle pour améliorer les mécanismes de recours.

Selon l’Alliance Bloc 50, ces réformes constituent des préalables nécessaires à l’émergence d’un État davantage orienté vers les résultats, la stabilité institutionnelle et le développement durable de la République démocratique du Congo.

Jonathan Mavambu

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