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Une étude menée par des experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Imperial College London estime que le nombre réel de cas d’Ebola en République démocratique du Congo pourrait être deux à cinq fois supérieur aux chiffres officiellement enregistrés, qui font état de 543 cas et 136 décès.

Selon les chercheurs, plusieurs contaminations pourraient ne pas avoir été recensées dans les statistiques publiées durant la période de suivi de l’épidémie. L’étude repose sur des analyses épidémiologiques réalisées à partir des données collectées sur le terrain en République démocratique du Congo.

Les experts expliquent que les difficultés d’accès à certaines zones, les déplacements de population ainsi que les limites dans l’identification des malades figurent parmi les facteurs pris en compte dans cette estimation. Certaines personnes infectées pourraient également ne pas avoir été enregistrées dans les structures sanitaires.

D’après les données communiquées jusque-là par les autorités sanitaires, l’épidémie a causé 136 décès parmi les 543 cas recensés. Les équipes médicales poursuivent les opérations de surveillance, le suivi des contacts et la prise en charge des patients dans les zones concernées.

L’Organisation mondiale de la Santé continue de travailler avec les autorités congolaises et les partenaires sanitaires pour assurer le suivi de la situation épidémiologique. Les campagnes de vaccination et de sensibilisation se poursuivent également dans les régions touchées par la maladie.

La maladie à virus Ebola est une infection virale qui se transmet par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou décédée. Les symptômes peuvent inclure la fièvre, la fatigue, les douleurs musculaires et, dans certains cas, des saignements.

Pemba Munganga

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