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Le parti au pouvoir, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sous l’égide de son secrétaire général Augustin Kabuya, a organisé, ce lundi 5 mai 2026, une marche politique à travers plusieurs axes de la ville de Kinshasa.

Cette manifestation visait à célébrer les sanctions infligées à l’ancien président de la République, Joseph Kabila, par les États-Unis. Ces derniers l’accusent notamment d’avoir une influence dans le conflit armé qui sévit à l’est de la République démocratique du Congo, un conflit dans lequel l’armée rwandaise est également pointée du doigt pour son soutien présumé à des groupes rebelles.

Face à cette situation, Naomie Kapinga, étudiante finaliste en droit à l’Université de Kinshasa et membre de la société civile, appelle au respect strict des procédures juridiques.

Selon elle, ces sanctions relèvent uniquement du niveau international. Sur le plan national, l’ancien président bénéficie toujours de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision judiciaire n’a été rendue à son encontre.

« Au regard de la marche organisée par l’UDPS pour célébrer les sanctions infligées à Monsieur Joseph Kabila par les États-Unis, je ne vois aucun intérêt à cette célébration. En tant qu’actrice de la société civile, je me réserve le devoir de veiller au respect des droits dont il bénéficie », a-t-elle déclaré.

L’étudiante s’interroge également sur les motivations de cette mobilisation politique :

« Sur quelle base jubilent-ils ? », s’est-elle demandée.

Par ailleurs, Naomie Kapinga conteste ces sanctions, qu’elle juge infondées en l’absence de preuves rendues publiques. Elle exige davantage de transparence de la part des autorités américaines.

« En tant qu’actrice de la société civile, je refuse de me prononcer sur de simples allégations. Si ces accusations sont fondées, il faut en apporter les preuves. Des accusations graves exigent des preuves solides. Si ces preuves existent, qu’elles soient déposées devant les juridictions compétentes afin d’engager une procédure régulière. Jusque-là, l’ancien président Joseph Kabila bénéficie de la présomptiond’innocence, comme tout citoyen congolais », a-t-elle indiqué.

Pour rappel, le gouvernement américain a récemment annoncé des sanctions contre Joseph Kabila, l’accusant de soutenir les rebelles du M23, responsables de violences dans l’est du pays.

De son côté, l’ancien chef de l’État a rejeté ces accusations, affirmant ne pas être impliqué, de près ni de loin, dans cette situation. Sa réaction a été publiée sur les réseaux sociaux peu après l’annonce officielle de ces sanctions.

Ephraïm Kafuti

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