Le ministre des Droits humains de la République démocratique du Congo a demandé, jeudi 7 mai, à l’Union européenne de renforcer les sanctions visant le président rwandais Paul Kagame ainsi que l’ancien président congolais Joseph Kabila. Cette demande a été formulée lors d’échanges avec des responsables européens à propos de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.
Au cours de ces discussions, le ministre a également sollicité l’adoption par l’Union européenne d’une résolution reconnaissant, selon ses propos, des « violences graves » et des « crimes de masse » commis en République démocratique du Congo, en lien avec les conflits armés enregistrés depuis plusieurs années dans les provinces orientales du pays.
Les autorités congolaises estiment que la communauté internationale doit adopter une position plus ferme face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’est du territoire, marqué par la présence de groupes armés et des affrontements répétés.
Dans sa démarche, le ministre a aussi invité l’Union européenne à s’aligner sur certaines décisions prises récemment par d’autres partenaires internationaux, notamment les États-Unis, qui ont imposé des sanctions ciblées à l’encontre de personnalités accusées d’implication dans l’instabilité régionale.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie diplomatique menée par Kinshasa visant à obtenir un soutien international plus large en matière de sécurité et de protection des droits humains en République démocratique du Congo, selon les autorités du pays.
Jonathan Mavambu
