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Du contrôle des opérateurs miniers à la responsabilisation des services publics, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, intensifie sa démarche d’assainissement du secteur minier congolais. Les mesures prises dans le Lualaba et le Haut-Katanga traduisent une volonté de faire respecter la réglementation à tous les niveaux, sans distinction de rang ni de fonction.

Les réactions se multiplient à la suite des mesures prises par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, dans le cadre de l’assainissement du secteur minier, particulièrement dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.

Déterminé à traduire en actes la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, le patron des Mines a engagé une démarche qui concerne aussi bien les opérateurs miniers industriels et artisanaux que les structures publiques chargées de leur encadrement.

Une orientation qui repose sur un principe essentiel : l’autorité de l’État doit s’exercer sur toute la chaîne minière, aussi bien dans le secteur privé qu’au sein de l’administration publique.

Décembre 2025 : lancement de l’opération d’assainissement de la filière cupro-cobaltifère

Le processus prend une dimension particulière le 19 décembre 2025, avec la signature de l’arrêté ministériel n° 00964/CAB.MIN/MINES/01/2025 portant suspension des activités des entités de traitement et de commercialisation des substances minérales issues de l’exploitation artisanale de la filière cupro-cobaltifère.

Cette décision vise à renforcer la conformité réglementaire et la traçabilité des minerais, dans une filière stratégique où le contrôle de l’origine, du traitement et de la commercialisation constitue un enjeu majeur pour la crédibilité de la production congolaise.

L’objectif est de permettre à l’État de mieux maîtriser les circuits d’approvisionnement et de commercialisation du cuivre et du cobalt, tout en veillant au respect des dispositions légales par les différents opérateurs.

Il ne s’agit donc pas simplement de restreindre les activités, mais de rappeler que l’exploitation et la valorisation des ressources minérales congolaises doivent s’inscrire dans un cadre réglementaire clairement défini.

En janvier 2026, les rapports de contrôle font état d’irrégularités dans la quasi-totalité des entités de traitement inspectées, aussi bien dans le Haut-Katanga que dans le Lualaba. Face à ces constats, le ministre durcit le ton en engageant des mesures de régularisation et des sanctions à l’encontre des opérateurs concernés.

De la sensibilisation à la réforme des méthodes de travail dans l’administration minière

L’action de Louis Watum Kabamba ne se limite pas aux opérateurs privés. Elle s’étend également aux services publics placés sous sa tutelle.

À la suite des contrôles effectués dans les entités de traitement en décembre 2025 et janvier 2026, le ministre réunit les responsables des différents corps de l’administration minière autour du secrétaire général aux Mines. Objectif : rappeler les exigences liées au travail bien fait, au respect des textes réglementaires et à l’obligation de résultats.

Quelques mois plus tard, il effectue une tournée auprès des différents services relevant de son ministère. Cette démarche de proximité lui permet d’interpeller les responsables et les agents sur la nécessité de revoir leurs méthodes de travail et d’adopter une nouvelle culture de gouvernance administrative.

À travers cette approche managériale, le ministre entend promouvoir une administration minière fondée sur la discipline, la responsabilité, l’efficacité et la recherche de résultats concrets, conformément à ses huit principes de travail.

La démarche vise ainsi à faire évoluer les pratiques administratives pour mieux répondre aux attentes de la population et aux orientations de la haute hiérarchie.

Octobre 2026 : les contrôles s’intensifient et la responsabilité s’impose à tous

En octobre 2026, une nouvelle campagne de contrôle est lancée dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga. Cette opération de grande envergure concerne les différents acteurs impliqués dans la gestion, l’encadrement et l’exploitation des sites miniers.

Le message porté par Louis Watum Kabamba est sans équivoque : nul ne peut se placer au-dessus de la loi, quels que soient son rang, son grade, sa fonction ou son niveau de responsabilité dans l’administration.

Dans le Lualaba, les constats effectués sur certains sites mettent en évidence des pratiques qui nécessitent une intervention des pouvoirs publics. Il s’agit notamment de la présence d’expatriés en situation irrégulière et de l’installation de services percepteurs par certains cadres et responsables, dans des conditions jugées irrégulières.

Pour le ministre des Mines, l’enjeu est de mettre un terme aux pratiques qui favorisent le désordre dans l’exploitation artisanale et compromettent l’application de la réglementation.

Cette démarche vise également à protéger les exploitants artisanaux, qui doivent pouvoir exercer leurs activités dans des conditions légales, transparentes et sécurisées.

Le défi consiste donc à concilier le renforcement du contrôle, la protection des droits miniers et la mise en place de conditions favorables à une exploitation artisanale mieux organisée.

21 octobre 2026 : le ministre étend l’exigence de responsabilité aux services publics

L’une des décisions administratives majeures de cette séquence intervient le 21 octobre 2026, lorsque Louis Watum Kabamba signe des arrêtés portant notamment suspension de responsables du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE).

Le directeur général, Jean-Paul Kapongo Kadiobo, ainsi que le directeur provincial du SAEMAPE au Lualaba, Georges Nyembo Kitungwa, sont concernés par ces mesures.

Les griefs formulés portent notamment sur des manquements présumés dans la prévention de l’exploitation artisanale illicite au sein des périmètres miniers concédés, ainsi que sur l’installation alléguée de services percepteurs dans ces espaces, une pratique susceptible de porter atteinte aux droits des titulaires de concessions.

Ces décisions envoient un signal institutionnel important : les services publics chargés de veiller au respect de la réglementation doivent eux-mêmes répondre de l’accomplissement de leurs missions.

La logique est celle de la responsabilité à tous les niveaux. Il ne suffit pas de contrôler les exploitants artisanaux et les entités de traitement ; il faut également examiner le fonctionnement des structures publiques chargées de l’encadrement et de la surveillance du secteur.

Cette approche vise à renforcer la cohérence de l’action ministérielle : l’application de la loi ne peut être crédible si les éventuels dysfonctionnements de l’administration restent sans examen.

Quatre priorités pour remettre la légalité au cœur du secteur minier

À travers cette démarche, l’action de Louis Watum Kabamba s’articule autour de quatre axes prioritaires.

Premièrement, la protection des droits miniers légalement établis. Les concessions attribuées conformément aux textes doivent bénéficier de la protection prévue par la loi. Les activités menées dans leurs périmètres doivent également respecter leur régime juridique.

Deuxièmement, l’amélioration des conditions d’exploitation artisanale. Le ministre entend favoriser l’accès des exploitants artisanaux à des zones d’exploitation artisanale (ZEA) viables, afin de leur permettre de travailler dans un environnement légal, organisé et sécurisé.

Troisièmement, l’assainissement de la chaîne de traitement et de commercialisation. La traçabilité des minerais, la conformité des opérateurs et le contrôle des circuits d’achat constituent des leviers essentiels pour combattre les pratiques irrégulières et renforcer la transparence.

Quatrièmement, la responsabilisation de l’administration minière. Les structures publiques doivent assumer pleinement leur mission d’encadrement, de contrôle et de prévention des irrégularités, tout en contribuant à la recherche de solutions durables.

Louis Watum Kabamba face à un enjeu de souveraineté minière

À travers cette démarche, Louis Watum Kabamba défend une conception exigeante de l’autorité publique : l’État doit être présent sur le terrain, faire respecter les textes et veiller à ce que les ressources naturelles soient exploitées dans l’intérêt national.

L’enjeu est désormais de transformer les opérations de contrôle, les décisions administratives et la réforme des méthodes de travail en résultats durables pour le secteur minier, les opérateurs en règle et les communautés locales.

Au-delà des sanctions et des mesures administratives, l’ambition est de faire en sorte que l’exploitation des ressources minières profite davantage à l’ensemble des parties prenantes, particulièrement aux Congolais, conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

À Kolwezi, le message se veut clair : restaurer l’autorité de l’État dans le secteur minier, c’est faire respecter la loi, responsabiliser tous les acteurs et garantir que les richesses du sous-sol congolais contribuent effectivement au développement national.

Annie Ngomamvula

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