Kibali Gold Mine rassure et apporte des clarifications cruciales concernant l’accident du camion survenu le mardi 29 septembre entre Tanzi et Abinva, sur l’axe routier Makoro-Abinva, dans le territoire de Faradje (Haut-Uele).
Alors que les premières rumeurs évoquaient le déversement potentiel d’un produit acide, l’entreprise dément fermement et affirme que le véhicule transportait de la chaux.
Dans un communiqué officiel publié depuis Doko, le Département social de Kibali Gold Mine a tenu à préciser la nature exacte de la cargaison afin de couper court aux spéculations : « Le produit transporté par le camion est de la chaux et non de l’acide », a insisté Lefranc Busane Basima, Directeur-Chef de ce département. En appelant la population locale au calme, l’entreprise a exhorté les communautés à ne pas relayer d’informations non vérifiées, tout en assurant que ses équipes techniques restaient mobilisées pour gérer les suites de cet incident.
La Société civile appelle à la vigilance technique
De son côté, la Société civile forces vives du territoire de Faradje recommande la plus grande prudence. Bien qu’elle acte la mise au point de Kibali Gold Mine, elle estime que cette clarification doit s’accompagner de vérifications scientifiques rigoureuses. Elle exige ainsi la réalisation urgente d’analyses techniques afin de mesurer le véritable impact environnemental de l’accident.
À titre préventif, la structure citoyenne invite les populations riveraines à suspendre temporairement la consommation d’eau et de poissons de la rivière Tanzi dans la zone touchée, dans l’attente des conclusions des laboratoires. La rivière Tanzi demeure un écosystème vital pour les communautés locales, qui en dépendent quotidiennement pour l’approvisionnement en eau potable, la pêche, l’agriculture et l’orpaillage artisanal.
Pour garantir la transparence, la Société civile préconise des prélèvements d’échantillons d’eau en amont et en aval du lieu du sinistre.
Pas de conclusion hâtive avant les résultats
Bien que la position de Kibali Gold Mine reste inchangée quant à l’absence d’acide, l’évaluation finale de la qualité de l’eau dépendra exclusivement des conclusions des services étatiques ou experts compétents dépêchés sur les lieux. À ce stade, aucune contamination de la rivière Tanzi ne peut être formellement confirmée ou infirmée.
Cet incident remet en lumière l’importance d’une communication fluide, transparente et régulière entre l’opérateur minier, les autorités locales et les communautés autochtones pour prévenir la désinformation et garantir la sécurité sanitaire de tous.
Annie Ngomamvula
