Il se tient depuis jeudi 30 juillet au Centre Culturel et Artistique de l’Afrique Centrale, sur le boulevard Triomphal, dans la commune de Kasa-vubu, où il est mieux connu sous le nom de Centre Culturel de Kinshasa, la 2è édition du Salon de l’Hôpital, une initiative signée Al Kitenge, Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire La Renaissance, ex-hôpital Maman Yemo, qui l’a voulue sous le thème : » Gagner deux ans de plus ».
Docteur Samantha Mulumba, medecin généraliste interessée aux nouveĺles technologies dans la prise en charge des malades, notamment, dans le cas d’espèce, le cancer du col de l’utérus, est parmi les professionnels de la santé qui sont en train de prendre part à cette 2è édition organisée sous des stands de haut standard installés tout au long du hall de l’immeuble hôte du centre ci-haut évoqué.
Durant la brève interview qu’il nous a fait l’honneur de nous accorder, madame le médecin nous a parlé du sens de sa participation à ce rendez-vous de santé riche en perspecrives.
« Je prends part à cette activité à titre de start up. Je suis CEO de la société INNOVO CARE qui est une societé qui regroupe, par innovation pour les meilleurs soins, toutes les technologies médicales appropriées dans la prise en charge diagnostique des patients et ici nous vous présentons le produit CERVICARE A.I., qui est une technologie coréenne avec laquelle nous sommes en collaboration. Il s’agit donc là d’une intelligence artificielle qui vient en aide au diagnostic du cancer du col de l’uterus chez la femme », a-t-elle souligné avant d’expliquer :
« Il permet de poser un diagnostic en temps record, soit 5 minutes, au moyen de la capture d’une image du col de l’uterus, soumis à une analyse I.A. qui vous repond sous forme de pourcentage ou de degré d’atteinte en ce qui concerne le col de l’uterus, soit sous thème de lésions précancereuses ou soit si la patiente est déjà dans un stade maladie très avancé ».
Foi sur son explication, cette technologie permet aussi de faciliter le dépistage et de reduire le temps d’attente des résultats. Elle va plus loin jusqu’à permettre aussi à celles qui sont dans des zones peu accessibles d’avoir elles aussi accès au dépistage, de prévenir la pathologie et d’éviter qu’ellle atteigne un stade maladie qui soit plus difficile à prendre en charge.
À l’en croire, CERVICARE est une i.a. de très haute performance et cliniquement validée dans le monde médical pour à la fois un dépistage intelligent et une détection non tardive en vue de sauver plus de vies. Elle rend le dépistage accessible à toutes les femmes et sa solution est adaptée à tous les contextes, en vue d’une orientation vers un monde sans col de l’utérus.
« Donc, il est plus important de prevenir plutôt que de chercher à guerir le cancer de l’utérus », a-t-elle conseillé.
Au sujet du mois d’octobre rose, qui s’annonce très prochain, mois consacré à des campagnes de sensibilisation sur les mesures préventives à prendre pour éviter le cancer du col de l’utérus, Docteur Mulumba promet de faire plus des lobbyings et frapper à plus de portes pour appeler les femmes à se faire massivement dépister et, a contrario, à éviter d’attendre d’avoir les premiers symptômes pour aller se faire consulter a posteriori.
« Plus tôt on se fait dépister, plus tôt on peut prévenir cette pathologie », a-t-elle relevé avant de révéler qu’aussi longtemps qu’on est femme, on est sujet et exposé, si l’on n’y prend garde, à contracter cette maladie un jour.
« Mais pourquoi attendre que vous présentiez d’abord les signes pour aller poser votre problème au praticien ensuite », a-t-elle questionné.
Le combat du docteur Samantha, faut-il le souligner, rencontre les propos du docteur Muvudi de la Banque mondiale qui a été parmi les orateurs du panel 3, avec sur la table de « speakage », la santé de la femme comme étant l’accélérateur silencieux de l’espérance de vie.
« Se faire dépister et prevenir, c’est l’unique meilleure solution », recommandation signée madame le Docteur qui déplore ensuite ce qui suit :
« ’Dans notre communauté, les femmes entrent en activité génitale très jeunes. Voilà ce qui fait qu’elles soient exposées très tôt à ce virus, agent causal de toutes ces lésions ci-haut évoquées.
Docteur Samantha Mulumba est médecin de formation de l’UPC, entendez : Université Protestante du Congo, qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui devenue.
L’entreprise INNOVO CARE dont elle est la patronne se trouve au Local 408, Immeuble Sky View, 76, avenue de la Justice, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Saint-Germain Ebengo
