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La réforme du secteur minier congolais franchit un nouveau cap. À l’issue des travaux de la Commission mixte réunissant le ministère des Mines et la Chambre des Mines de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), les opérateurs miniers ont exprimé leur adhésion au principe de la participation des personnes physiques de nationalité congolaise au capital social des sociétés minières, conformément aux dispositions des articles 71 bis du Code minier et 144 bis du Règlement minier.

Au-delà d’une simple mise en conformité juridique, cette évolution traduit une volonté de rééquilibrer la gouvernance du secteur extractif en associant davantage les Congolais à la création de valeur générée par l’exploitation des ressources naturelles du pays. L’objectif poursuivi est de renforcer l’ancrage national des investissements miniers et de favoriser un partage plus équitable des retombées économiques.

Les travaux de la Commission, clôturés ce vendredi 31 juillet à Kinshasa, se sont déroulés sous la présidence du Professeur Docteur Michel Kaswa Kayomo, Directeur de cabinet du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, empêché. Ils font suite à une démarche initiée par le Cabinet du ministre des Mines, qui avait demandé aux entreprises minières en exploitation de justifier leur conformité aux exigences légales relatives à l’ouverture de leur capital social aux nationaux congolais.

Durant plusieurs séances d’échanges, les représentants du Gouvernement et ceux du secteur privé ont examiné les modalités pratiques de mise en œuvre de cette disposition. Au terme des discussions, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à assurer une application effective de la réforme, tout en reconnaissant la nécessité d’encadrer certaines modalités par un décret afin de garantir une mise en œuvre claire, harmonieuse et sécurisée pour l’ensemble des acteurs.

Pour les investisseurs, cette clarification réglementaire constitue un facteur essentiel de prévisibilité. Pour l’État, elle représente un levier supplémentaire pour promouvoir une croissance plus inclusive, dans laquelle les citoyens congolais ne sont plus uniquement bénéficiaires indirects des revenus miniers, mais également acteurs de la création de richesse.

Le président de la Chambre des Mines de la FEC, Kasongo Bin Nassor, a salué la qualité du dialogue instauré avec le ministère des Mines. Il a souligné que les échanges se sont déroulés dans un climat de confiance, d’écoute et de responsabilité mutuelle, tout en réaffirmant la volonté des entreprises minières de poursuivre les concertations avec les autorités afin d’accompagner la réussite de cette réforme.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie portée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, visant à bâtir un secteur minier plus inclusif, compétitif et créateur de valeur pour l’économie nationale. Elle répond également à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, qui entend faire des ressources naturelles un véritable moteur de diversification économique, d’industrialisation et de prospérité partagée.

Au-delà de son impact réglementaire, cette réforme envoie un signal fort aux marchés : la République démocratique du Congo poursuit la modernisation de sa gouvernance minière tout en recherchant un meilleur équilibre entre attractivité des investissements et intérêts stratégiques nationaux. Si les textes d’application sont adoptés dans les délais, cette ouverture du capital social aux Congolais pourrait constituer l’une des réformes les plus structurantes de ces dernières années pour l’industrie minière congolaise.

Annie Ngomamvula

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