La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a réaffirmé son intention de mettre en circulation la monnaie unique régionale, l’Eco, en 2027. Cette décision a été confirmée dans le communiqué final du sommet des chefs d’État et de gouvernement tenu les 18 et 19 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone.
Malgré cet engagement, plusieurs difficultés continuent de freiner le projet. Selon les règles fixées par la CEDEAO, les États membres doivent respecter des critères de convergence économique pendant trois années consécutives avant de pouvoir adopter la monnaie unique.
Ces critères prévoient notamment un déficit budgétaire inférieur à 3 % du produit intérieur brut (PIB), une inflation ne dépassant pas 10 % et une dette publique inférieure à 70 % du PIB.
En 2025, seuls cinq pays de la CEDEAO répondaient à l’ensemble de ces exigences : le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Togo et le Cap-Vert.
La réaffirmation de l’objectif de 2027 intervient dans un contexte régional marqué par des défis économiques et politiques. Plusieurs États de la région connaissent une forte inflation, un endettement élevé et des déficits publics importants, tandis que les relations entre la CEDEAO et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) restent tendues depuis leur retrait de l’organisation.
L’Eco est présenté par la CEDEAO comme un instrument destiné à renforcer l’intégration économique, à faciliter les échanges commerciaux entre les États membres et à favoriser une plus grande stabilité monétaire en Afrique de l’Ouest. Toutefois, le respect des critères de convergence demeure l’un des principaux défis avant sa mise en œuvre effective.
Pemba munganga
