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Il se trouve exposé dans la grande salle du deuxième étage du Centre Wallonie Bruxelles à Kinshasa/Gombe, ainsi que dans tous ses couloirs en partant du rez-de-chaussée, une expostion tableaux et sculptures, dont le vernissage a eu lieu le 15 juillet pour un décrochage qui interviendra le 13 septembre.prochain, soit 60 jours, ce qui fait deux mois d’exposition autour du thème : « Territoires du vivant, fragment d’un monde en mutation ».

Il y a donc à l’affiche 7 artistes en train d’exposer, chacun avec ses oeuvres, qui ses tableaux et qui ses sculptures. Il y a parmi eux : Aïcha Muteba, Baba Tshikama, Simplus Ntoto, Patrick Kusakana, Jérémie Kuminuna, Papy Tamba et Savio Banza.

Les.artistes réunis dans cette exposition témoignent chacun d’une manière singulière d’habiter l’écosystème dans lequel nous vivons à l’heure actuelle. Certains interrogent la matière et lui offrent une nouvelle existence, d’autres révèlent la force du vide, explorent les mémoires culturelles, observent les transformations technologiques, rendent hommage à la biodiversité ou questionnent la place de l’humain dans son milieu.

D’autres encore rappellent que la transmission des savoirs, les identités et les expériences collectives constituent elles aussi des environnements qu’il convient de préserver.

À en croire Edith Congane, dans sa note curatoriale, en tant.que curatrice de l’exposition, leur point de rencontre ne réside ni dans une technique commune, encore moins dans un matériau quelconque, mais plutôt dans le fait que chacun d’eux a su entretenir une relation singulière avec son environnement.

Cette exposition riche en perspectives a réussi à mettre donc ensemble toutes ces différnces artistiques et appelle les visiteurs à parcourir les oeuvres qui témoignent de la diversité des relations entre l’art et l’environnement.

Simplus Ntoto que nous avons eu à interviewer, en sa qualité d’exposant parmi les sept artistes en vedette, n’a pas manqué de mots à associer à ses oeuvres riches en contenu.

« Mon travail s’inscrit dans une démarche de sensibilisation à la protction de l’environ et à la valorisation des matériaux récyclés.
Dans cette exposition je présente 7 sculptutres dont un rhinocéros, un hypopotames de montagne, des petits koudous, ainsi que de petites giraffes, tous versions métalliques », a-t-il expliqué.

À bien regarder ces oeuvres signées Simplus Ntoto, il s’agit là d’un travail à la fois anti-braconnage et anti-destruction des habitats des animaux.

« Mon travail invite le public à apporter un regard nouveau sur les déchets et de prendre conscience sur la protection de la nature. Il leur est demandé de porter désormais un regard nouveau sur les déchets rejetés en vue de leur transformation en objets d’art », a-t-il clarifié.

À travers cette expostion haute en couleurs artistiques Simplus Ntoto veut montrer que l’art peut devenir un langage à la fois de sensibilisation, d’inspiration et d’encouragement.

« Je voudrais à travers cette exposition montrer que l’art peut devenir un langage universel pour à la fois sensibiliser, inspirer et encourager chacun à agir en faveur de l’environnement », parole de l’artiste.

Foi sur son point de vue, les congolais, pour le dire à titre casuel, ont l’obligation de prendre conscience sur le devoir qu’ils ont de protéger les animaux.

Diplômé de l’Academie des Beaux Arts de ́Kînshasa, Simplus Ntoto est un artiste sculpteur congolais dont la asculpture est un lieu de rencontre entre la mémoire industrielle et le petrimoine naturel. Il développe à travers ses ouvres une pratique artistique à travers laquelle il fait dialoguer la récupération métallique et les figures emblématiques de la faune congolaise.

L’homme a réussi à mettre son expertise technico-artistique au service d’une reflexion sur les communs de vivants. Il a su compléter sa formation académique aux Beaux Arts par une formation hors classe en soudure métallique ainsi que son engagement au sein d’un collectif des sculpteurs metalliques, « analogie roportionnelle » oblige.

À travers une oeuvre en constante évolution, Simplus Ntoto transforme des tôles issues des véhicules hors ́usage en sculpture monumentale où l’observation attentive de l’anatomie animale rencontre une remarquable précision d’exécution. Son travail, faut-il le souligner avec un pinceau, s’inscrit dans une demarche qui relie création contemporaine, patrimoine naturelle et valorisation des matériaux abandonnés.

Saint-Germain Ebengo

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