L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a franchi la barre des 500 décès. Selon le dernier bilan communiqué mardi 7 juillet par les autorités sanitaires, le pays a enregistré 1 561 cas confirmés, dont 506 décès, depuis la déclaration de l’épidémie le 15 mai. La maladie continue de se propager dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie. Elle concentre la majorité des cas confirmés et des décès enregistrés depuis le début de la flambée. Des cas sont également signalés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où la surveillance sanitaire reste renforcée.
Les autorités sanitaires indiquent que 253 personnes ont été déclarées guéries. Elles précisent également que 628 patients confirmés sont toujours pris en charge dans des centres de traitement ou maintenus en isolement afin de limiter la transmission du virus.
Sur le terrain, les équipes de riposte poursuivent les opérations de recherche des personnes ayant été en contact avec les malades, le suivi des cas confirmés, les enquêtes épidémiologiques ainsi que les activités de sensibilisation auprès des communautés. Ces interventions visent à détecter rapidement les nouvelles infections et à freiner la propagation de la maladie.
L’Organisation mondiale de la santé indique que l’épidémie demeure dans une phase de propagation. L’organisation continue d’appuyer les autorités congolaises dans la prise en charge des patients, le renforcement de la surveillance épidémiologique et le déploiement des équipes de terrain.
Parallèlement, un essai clinique portant sur deux traitements expérimentaux contre la souche Bundibugyo du virus Ebola est en cours dans la province de l’Ituri. Les chercheurs évaluent leur efficacité afin de renforcer les moyens de lutte contre cette forme du virus.
Les autorités congolaises et leurs partenaires poursuivent les opérations de riposte dans les provinces touchées afin de renforcer la surveillance sanitaire, d’assurer la prise en charge des malades et de limiter la progression de l’épidémie.
Pemba Munganga
