À l’occasion de la Journée mondiale du moustique, célébrée ce jeudi 20 août, l’attention se porte sur le rôle du moustique Anopheles, principal vecteur du paludisme. Cinq ans après l’introduction du premier vaccin recommandé par l’OMS contre cette maladie, plusieurs pays africains poursuivent leurs efforts pour renforcer la prévention et réduire son impact.
Le paludisme demeure un important problème de santé publique sur le continent africain. Selon les données disponibles, l’Afrique concentre environ 95 % des décès liés à cette maladie dans le monde. Le parasite responsable du paludisme est principalement transmis à l’être humain par la piqûre de moustiques femelles infectés du genre Anopheles.
Recommandé par l’Organisation mondiale de la santé en 2021, le vaccin RTS,S est progressivement intégré aux programmes de vaccination de plusieurs pays africains. Administré aux enfants selon un calendrier de plusieurs doses, il vient compléter les moyens de prévention existants, notamment les moustiquaires imprégnées d’insecticide, la pulvérisation dans les habitations et les traitements préventifs.
Malgré ces avancées, la lutte contre le paludisme reste confrontée à plusieurs défis, notamment l’accès aux vaccins et aux traitements, le financement des programmes de santé et la persistance de la transmission dans certaines régions. La Journée mondiale du moustique constitue ainsi une occasion de rappeler l’importance de la prévention, du dépistage précoce et de la prise en charge rapide des personnes infectées.
Pemba Munganga
