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L’opposant politique Moïse Katumbi a réitéré son opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce week-end sur les réseaux sociaux, le président du parti Ensemble pour la République a appelé au respect de la Loi fondamentale et mis en garde contre toute démarche susceptible d’en altérer les dispositions.

Dans son message, Moïse Katumbi a affirmé que la Constitution actuelle constitue un acquis majeur du processus démocratique congolais et ne devrait pas être remise en cause pour des intérêts politiques.

« Je le dis avec la plus grande fermeté : nous ne laisserons pas une poignée d’individus prendre en otage tout un peuple pour tripatouiller la Constitution. Cette Constitution n’est pas un brouillon. Elle est le fruit du sang, des larmes et du consensus. Elle a sauvé ce pays du chaos », a-t-il déclaré.

L’ancien gouverneur du Katanga a également souligné l’importance de préserver les équilibres institutionnels issus du processus démocratique. Selon lui, toute réforme constitutionnelle devrait s’inscrire dans un cadre inclusif et consensuel afin de garantir la stabilité politique du pays.

Dans une autre partie de son intervention, l’opposant a évoqué le rôle joué par les institutions religieuses dans l’histoire politique récente de la RDC. Il a notamment rappelé leur implication dans les démarches ayant conduit à l’alternance politique.

« Qu’on se le rappelle : cette même Église que le pouvoir vilipende aujourd’hui est celle qui s’est tenue debout pour arracher l’alternance pacifique. Une alternance dont profitent aujourd’hui ceux-là mêmes qui l’insultent », a-t-il affirmé.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par les débats autour d’un éventuel changement de la Constitution, une question qui suscite des réactions diverses au sein de la classe politique congolaise.

Alors que les discussions sur les réformes institutionnelles continuent d’alimenter le débat public, plusieurs acteurs politiques multiplient les déclarations sur le sujet à l’approche des prochaines échéances politiques. Les autorités n’ont, pour leur part, pas encore réagi officiellement aux propos de Moïse Katumbi.

Jonathan Mavambu

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