Lubumbashi. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné, lundi 22 juin, au Lycée Twendelee de Lubumbashi, le coup d’envoi officiel de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État et du Jury national du cycle court. À cette occasion, elle a réaffirmé l’engagement du Gouvernement en faveur d’un système éducatif crédible, appelant à la rigueur, à la transparence et au respect du mérite pour préserver la valeur du diplôme d’État.
Entourée des autorités politico-administratives, des responsables du secteur de l’éducation, des partenaires et de nombreux finalistes, la ministre a présenté cette cérémonie comme l’aboutissement de plusieurs années d’efforts pour les candidats et le début d’une nouvelle étape de leur parcours académique et professionnel.
Dans son discours, Raïssa Malu a rappelé que cette session s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de l’éducation un levier essentiel de la transformation nationale. « Cette vision nous engage à bâtir une école plus crédible, plus inclusive et plus exigeante, capable de former une jeunesse compétente, responsable et profondément attachée aux valeurs de la République », a-t-elle déclaré.
La ministre d’État a annoncé que 1 088 979 candidats participent à cette édition 2026 de l’Examen d’État et du Jury national du cycle court. Au cycle long, 1 082 742 finalistes, dont 44,7 % de filles, composent dans 3 277 centres, tandis que 6 237 candidats, parmi lesquels 1 099 filles, prennent part aux épreuves du cycle court dans 252 centres.
Elle a également salué les progrès enregistrés en matière de scolarisation des filles. Comparativement à l’édition 2025, 20 075 candidates supplémentaires prennent part aux épreuves cette année, portant leur taux de participation de 42,9 % à 44,7 % au cycle long. Selon elle, cette évolution traduit les résultats des efforts entrepris pour favoriser l’accès, le maintien et la réussite des jeunes filles à l’école, notamment dans les provinces éducationnelles du Kasaï 1, du Kasaï 2 et de Kinshasa-Lukunga.
Évoquant les enjeux de cette évaluation nationale, Raïssa Malu a rappelé que l’Examen d’État constitue le principal instrument de certification des acquis scolaires et un indicateur de la qualité de l’enseignement en République démocratique du Congo. « Un diplôme n’a de valeur que lorsqu’il repose sur le mérite, l’équité, la transparence et la rigueur. C’est pourquoi aucune fraude, aucune complaisance, aucune pression extérieure ni aucun trafic d’influence ne sauraient être tolérés », a-t-elle martelé.
La ministre a, dans ce cadre, invité inspecteurs, enseignants, chefs de centres, surveillants, services techniques, autorités provinciales, parents et services de sécurité à accomplir leurs missions avec professionnalisme, discipline et impartialité afin de garantir le bon déroulement des épreuves.
S’adressant directement aux finalistes, elle les a exhortés à aborder les examens avec confiance, sérénité et détermination, tout en les mettant en garde contre les tentatives de fraude. Elle leur a rappelé que, dans un monde en constante mutation, la réussite repose autant sur les compétences, la capacité d’innovation et l’intégrité que sur le diplôme lui-même.
Raïssa Malu a également encouragé les futurs diplômés à choisir des filières en adéquation avec leurs aptitudes et les besoins du pays. « La République démocratique du Congo a besoin d’une jeunesse compétente, disciplinée et capable de transformer le savoir en solutions concrètes au service du développement national », a-t-elle souligné.
La ministre d’État a, par ailleurs, adressé un message de soutien aux candidats qui composent dans les zones affectées par l’insécurité, les territoires sous occupation et les régions confrontées aux risques épidémiques, notamment à la maladie à virus Ebola. Elle a assuré que l’État reste mobilisé pour garantir à tous les élèves un accès équitable à une éducation de qualité et à une évaluation juste.
Clôturant son allocution, Raïssa Malu a officiellement déclaré ouvertes, sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les centres hors frontières, les épreuves de la session ordinaire de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État et du Jury national du cycle court.
À travers ce lancement officiel organisé à Lubumbashi, le Gouvernement réaffirme sa détermination à consolider la crédibilité du système éducatif congolais en faisant du mérite, de l’intégrité et de l’égalité des chances les fondements de l’évaluation certificative.
La rédaction
