La République démocratique du Congo ne figure plus parmi les États faisant l’objet d’une Préoccupation significative de sûreté (SSeC) dans le secteur de l’aviation civile. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a décidé de lever cette mesure à l’issue d’un processus de vérification ayant porté sur les dispositifs de sûreté mis en place dans les principaux aéroports du pays.
L’annonce a été faite par le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement dans un communiqué publié le 5 juin. Cette décision intervient après une mission de validation conduite par l’OACI sur les plateformes aéroportuaires internationales de Kinshasa/N’djili et de Lubumbashi/Luano afin de vérifier l’application des mesures correctives recommandées lors d’un audit réalisé en mars 2026.
Selon les résultats communiqués par l’organisation internationale, la RDC affiche désormais un taux de mise en œuvre effective de 69,15 % des éléments essentiels du système de supervision de la sûreté de l’aviation civile. Lors du précédent audit effectué en 2017, ce taux s’établissait à 49,84 %.
Cette progression permet au pays de dépasser la moyenne africaine, estimée à 64,5 %, en matière de supervision de la sûreté aérienne.
Pour les autorités congolaises, la levée de cette préoccupation reflète les améliorations apportées au dispositif national de sûreté de l’aviation civile. Le gouvernement met notamment en avant les actions menées par l’Autorité de l’aviation civile (AAC), la Régie des voies aériennes (RVA) ainsi que les différents acteurs du secteur.
Le ministère des Transports estime que cette décision pourrait contribuer à renforcer la position de la RDC au sein du transport aérien international et soutenir les réformes engagées pour améliorer davantage les performances du secteur aéronautique national.
Jonathan Mavambu
