À la veille de la journée « ville morte » annoncée pour le mercredi 3 juin par la coalition C64 de l’opposition, le gouvernement congolais a demandé aux agents et fonctionnaires de l’État de poursuivre normalement leurs activités. Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a rappelé leur obligation de neutralité et la nécessité d’assurer la continuité du service public sur l’ensemble du territoire national.
Dans une note de service datée du 1er juin 2026 et adressée aux secrétaires généraux, inspecteurs généraux-chefs de service ainsi qu’aux directeurs généraux de l’administration publique, le ministre souligne que les appels à la journée « ville morte » ne sont pas conformes à la Constitution ni aux règles qui encadrent la fonction publique.
« L’Administration publique est apolitique, neutre et impartiale. Nul ne peut la détourner à des fins personnelles ou partisanes », rappelle Jean-Pierre Lihau en se référant à l’article 193 de la Constitution.
Le vice-Premier ministre a également invité les agents publics à s’abstenir de toute participation à des activités politiques ou partisanes pendant les heures de service. Il a insisté sur l’interdiction d’utiliser les bâtiments, les moyens de l’administration ou une fonction officielle à des fins de propagande politique.
Afin de s’assurer du fonctionnement normal des services publics, des missions d’inspection sont déployées depuis le 2 juin dans les administrations publiques à travers le pays. Les responsables des services ont été appelés à collaborer avec ces équipes et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la continuité des prestations offertes aux citoyens.
La journée « ville morte » du 3 juin a été annoncée par la coalition de l’opposition C64. Cette plateforme réunit plusieurs personnalités politiques de l’opposition, notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi et Delly Sessanga. Selon ses organisateurs, cette action vise à exprimer leur opposition au projet de changement de la Constitution attribué au pouvoir en place.
Ephra Kimuana & Jonathan Mavambu
