Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré lundi 25 mai 2026 que plusieurs facteurs compliquent le contrôle de la nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. Cette déclaration a été faite lors d’une réunion ministérielle en ligne organisée par l’Agence sanitaire de l’Union africaine.
Selon le responsable de l’OMS, trois principaux éléments rendent les opérations de lutte plus difficiles. Il a cité l’identification tardive des cas, l’insécurité persistante dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu ainsi que la méfiance d’une partie des populations locales envers les équipes sanitaires.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a expliqué que certains cas ont été détectés plusieurs jours après l’apparition des premiers symptômes. Cette situation ralentit les opérations de suivi des contacts et de prise en charge des personnes infectées. Les autorités sanitaires poursuivent actuellement les enquêtes pour retracer les chaînes de contamination.
L’OMS a également souligné les difficultés liées à la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Les violences armées enregistrées dans certaines zones de l’Ituri et du Nord-Kivu compliquent les déplacements des équipes médicales et limitent l’accès aux localités touchées par l’épidémie.
Le directeur général de l’OMS a aussi évoqué la méfiance de certaines communautés envers les équipes de santé. Selon lui, cette situation a provoqué plusieurs incidents au cours des opérations de sensibilisation et de prise en charge.
Les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires internationaux poursuivent les campagnes de surveillance, de vaccination et d’information dans les zones concernées afin de limiter la propagation du virus.
Pemba Munganga
