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Militant engagé pour la commune de Masina, Chadrack Mambu a officiellement adhéré, il y a une semaine, à l’Alliance des Congolais Bâtisseurs (ACB), formation politique initiée par Guy Mafuta. Dans une interview exclusive accordée à nôtre rédaction , il explique les raisons de son choix, revient sur son engagement pour Masina et dénonce le manque de proximité entre certains élus et la population locale.

Question : Vous avez récemment rejoint l’ACB de Guy Mafuta. Pourquoi ce choix politique aujourd’hui ?

Chadrack Mambu : Mon adhésion à l’ACB n’est pas un hasard. C’est une décision réfléchie, motivée par la vision portée par l’honorable Guy Mafuta. J’ai trouvé dans cette structure une manière de faire la politique qui rejoint mes convictions : être proche de la population, écouter ses difficultés et travailler avec elle. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes veulent s’engager, mais ils cherchent aussi un cadre sérieux où leurs idées peuvent être entendues. L’ACB représente pour moi cette opportunité.

Question : Vous êtes souvent présenté comme une voix engagée pour Masina. D’où vient cet attachement à cette commune ?

Chadrack Mambu : Masina, c’est chez moi. J’y ai grandi, j’y connais les réalités, les difficultés, mais aussi les ambitions des habitants. Quand on vit chaque jour les problèmes d’une commune, on ne peut pas rester silencieux. Les questions liées aux routes, à l’emploi des jeunes, à l’insécurité ou encore à l’accès aux services de base concernent directement la population. Mon engagement part de là : défendre les intérêts des habitants de Masina et faire entendre leur voix.

Question : Dans vos interventions, vous insistez souvent sur le fait que plusieurs élus de Masina ne vivent pas réellement la réalité de la commune. Pourquoi cette question vous tient-elle autant à cœur ?

Chadrack Mambu : Parce qu’il y a une différence entre représenter une population et vivre avec elle. Beaucoup de citoyens ont le sentiment que certains responsables politiques apparaissent seulement pendant les périodes électorales. Pourtant, comprendre les besoins de Masina demande une présence permanente sur le terrain. Quand on partage le quotidien de la population, on comprend mieux les urgences et les attentes réelles. Mon combat, c’est aussi celui de la proximité entre les dirigeants et les citoyens.

Question : Certains jeunes de Masina voient en vous une nouvelle figure engagée. Comment accueillez-vous cette attention ?

Chadrack Mambu : Je reste avant tout un jeune parmi d’autres. Ce qui compte pour moi, ce n’est pas l’image, mais le travail. Si des jeunes se reconnaissent dans mon engagement, c’est peut-être parce qu’ils voient quelqu’un qui parle des réalités qu’ils vivent eux-mêmes chaque jour. Je pense que la jeunesse de Masina a besoin d’être écoutée et impliquée dans les décisions qui concernent son avenir.

Question : Que représente aujourd’hui votre adhésion à l’ACB pour la suite de votre parcours ?

Chadrack Mambu : C’est une étape importante. Je veux continuer à défendre les intérêts de Masina dans un cadre politique structuré. L’ACB me donne cette possibilité. Mon objectif reste le même : contribuer, à mon niveau, au développement de la commune et porter les préoccupations de la population là où les décisions se prennent.

Question : Quel message adressez-vous aux habitants de Masina ?

Chadrack Mambu : Je leur dis de garder espoir et de continuer à croire au changement. Masina regorge de talents, de jeunes capables et de personnes qui veulent voir la commune avancer. Les défis existent, mais rien ne peut se construire sans l’implication de la population elle-même. Mon engagement restera toujours tourné vers cette commune et ses habitants.

Propos recueillis par Ephraïm Kafuti