La nouvelle plateforme de l’opposition baptisée Coalition Article 64 (C64) a officiellement lancé ses activités ce mardi 19 mai à Kinshasa. A cette occasion, son porte-parole, Nicolas Lenga, a tenu un discours critique envers le pouvoir en place, appelant à la défense de la Constitution et de l’alternance démocratique en République démocratique du Congo.
Devant plusieurs militants et sympathisants réunis au Collège Boboto, Nicolas Lenga a dénoncé ce qu’il considère comme une détérioration de la situation sécuritaire, politique, économique et sociale du pays. Il a notamment évoqué l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, les déplacements massifs des populations civiles, ainsi que les difficultés sociales auxquelles de nombreux Congolais restent confrontés.
« Nous constatons avec inquiétude l’occupation de certaines parties du territoire national, les massacres des populations civiles, les arrestations arbitraires et les atteintes aux libertés fondamentales », a déclaré le porte-parole de la coalition. Il estime que plusieurs citoyens vivent aujourd’hui dans un contexte marqué par la précarité, le chômage et l’insécurité permanente.
Au cours de cette sortie officielle, la Coalition Article 64 a également affirmé vouloir rassembler les forces politiques, sociales et citoyennes autour de la défense des institutions républicaines et du respect de la Constitution. Les responsables de la plateforme disent suivre avec préoccupation la situation politique actuelle qu’ils qualifient de « crise de gouvernance ».
Dans son intervention, Nicolas Lenga a aussi lancé une déclaration qui a retenu l’attention de l’assistance : « Il reste 854 jours pour que Félix Tshisekedi quitte le pouvoir, qu’il y ait élection ou non », a-t-il affirmé devant les participants.
Ephra Kimuana
