Les élèves finalistes de la République démocratique du Congo passent, ce lundi 4 mai, l’épreuve de dissertation dans le cadre des hors-session de l’Examen d’État. Cette étape constitue une condition sine qua non pour l’obtention du diplôme d’État, indispensable à l’accès à l’université.
Dès 6 heures du matin, plusieurs rues de Kinshasa sont marquées par une forte mobilisation des élèves en uniforme bleu et blanc. Les candidats se dirigent vers les centres d’examen, certains utilisant des motos pour arriver à temps.
À l’Institut Saint Antoine de Bumbu, des élèves se retrouvent d’abord dans leur établissement pour une dernière révision avant de rejoindre leurs centres. Sur place, la concentration est visible chez plusieurs candidats.
« Je suis confiante, ça va bien se passer. Nous avons passé plus de douze ans pour arriver à cette étape importante de notre parcours scolaire. Tout est bien préparé », explique Kerene Kulewula, finaliste en section scientifique. Elle signale néanmoins une difficulté liée à l’obtention de son macaron d’accès au centre, indiquant être arrivée en retard.

D’autres élèves expriment une certaine inquiétude. « Ça fait un peu peur… les premières fois sont toujours difficiles. Mais au regard de notre préparation, je reste optimiste », déclare Joyce Mayaka, finaliste en section commerciale. Il appelle également ses collègues à se rendre tôt aux centres, en raison des conditions climatiques qui annoncent la pluie.
Pour certains candidats ayant déjà échoué lors des sessions précédentes, cette épreuve ravive des souvenirs difficiles. « J’ai raté deux fois l’examen d’État. Cette fois-ci, j’espère que tout ira bien », confie Sephorah Kabongo, accompagnée de sa mère au moment de rejoindre son centre.
Les épreuves hors-session se poursuivent conformément au calendrier établi par les autorités éducatives, avant les épreuves ordinaires prévues dans les prochaines semaines.
Ephraïm Kafuti
