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L’archevêque Ejiba Yamapia a ravivé la scène politique congolaise en se prononçant ouvertement en faveur d’un changement de la Constitution. Pour étayer sa position, le prélat s’est appuyé sur les résultats d’un sondage réalisé par le Forum des intellectuels de l’Église de réveil du Congo dans plusieurs grandes villes du pays. 

‎Selon les chiffres avancés, 80 % des personnes interrogées seraient favorables à un changement complet de la Constitution, tandis que 20 % privilégieraient une simple révision. Une statistique qui, si elle était confirmée, indiquerait un basculement notable de l’opinion publique sur un sujet hautement sensible. 

‎Mais un élément majeur suscite la controverse : aucune information n’a été fournie sur la méthodologie utilisée. Ni la taille de l’échantillon, ni les villes concernées, ni les critères de sélection des participants n’ont été rendus publics. Cette absence de transparence alimente les interrogations, d’autant que la question constitutionnelle demeure un enjeu politique explosif en RDC. 

‎Plusieurs observateurs appellent à la prudence. Sans données méthodologiques claires, il est impossible de vérifier la fiabilité du sondage ou d’en mesurer la représentativité. Certains y voient un outil politique, d’autres un signal réel d’un débat de société en pleine mutation. 

‎Quoi qu’il en soit, la sortie de l’archevêque Ejiba Yamapia intervient à un moment où les discussions sur l’avenir institutionnel du pays se multiplient. Elle pourrait contribuer à intensifier un débat déjà très polarisé. 


Djodjo NKOSI

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