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Guillaume Ngefa, ministre de la Justice, s’est présenté ce mercredi 29 avril devant la Commission des droits de l’homme de l’Assemblée nationale dans le cadre du contrôle parlementaire.

Lors de cette audience, il a présenté l’état du système judiciaire et pénitentiaire du pays, avant de se rendre au Sénat pour défendre la prorogation de l’état de siège en Ituri et au Nord‑Kivu.

Dans un esprit de transparence et de responsabilité, le ministre a détaillé les conditions préoccupantes des établissements pénitentiaires, marqués par des carences matérielles et humanitaires. Il a également exposé les réformes engagées depuis la loi du 15 juin 2023 visant à moderniser le système et à l’aligner sur les standards internationaux.

Parmi les mesures concrètes:
la construction de nouvelles prisons à Mbandaka et Boende;
l’organisation d’audiences foraines;
l’octroi de 473 libérations conditionnelles.

Le ministre a insisté: « La privation de liberté ne doit jamais signifier privation de dignité ». Il a aussi pris acte des inquiétudes des députés concernant le désert judiciaire dans les territoires reculés et a réaffirmé la volonté de promouvoir une justice de proximité, d’humaniser les lieux de détention et de rendre la justice accessible à tous.

Cinq projets de décrets sont actuellement à l’examen, portant sur la réinsertion sociale, la prise en charge des mineurs, le suivi des peines et la sécurité, traduisant l’engagement du Gouvernement à réformer en profondeur le système judiciaire et pénitentiaire.

Jonathan Mavambu

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