Les déclarations de Félix Tshisekedi sur un possible troisième mandat ont provoqué une vague de réactions au sein de l’opposition congolaise. Plusieurs responsables politiques accusent le chef de l’État de vouloir ouvrir le débat sur la limitation constitutionnelle des mandats et alertent sur les risques de tensions politiques en RDC.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi, le chef de l’État a affirmé qu’il n’avait pas sollicité un troisième mandat, tout en déclarant qu’il accepterait cette option si le peuple congolais l’exigeait. « Je n’ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis : si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, j’accepterai », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il ne comptait pas « s’accrocher au pouvoir ».
Ces propos ont rapidement suscité des réactions au sein de l’opposition. Delly Sesanga a accusé le président de préparer « à découvert » un troisième mandat « par plébiscite ». Dans une déclaration publiée après la conférence de presse, l’opposant estime que « la RDC ne peut entrer dans un nouveau cycle de tensions institutionnelles et de personnalisation du pouvoir ».
Il appelle « tous les démocrates » à « faire obstacle à cette dérive », en invoquant le respect de la Constitution, des institutions et de la stabilité nationale. Delly Sesanga a également rappelé les combats historiques menés contre les prolongations de mandat, affirmant que « les fondateurs de l’UDPS les ont combattues hier » au prix de « lourds sacrifices pour le peuple congolais ».
De son côté, l’opposant Seth Kikuni a réagi quelques minutes après l’intervention du chef de l’État à travers un message publié sur les réseaux sociaux. « Si Félix Tshisekedi menace de confisquer 2028 par la guerre, les oppositions (armée et non armée) n’auront qu’un seul chemin : franchir le Rubicon et jeter les dés », a-t-il écrit.
Le président a également lié la tenue des prochaines élections à la situation sécuritaire dans l’est du pays. Pendant ce temps, une partie de l’opposition continue d’appeler au dialogue sous la conduite de la Cenco et de l’ECC afin de rechercher une cohésion nationale.
La rédaction
