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Les cadres et agents du ministère des Relations avec le Parlement (MIREPA) réclament le décaissement de leurs crédits budgétaires additionnels, évalués à près de 9 milliards de francs congolais (CDF), dont l’exécution reste, jusqu’à présent, bloquée au niveau des instances chargées de la gestion des finances publiques.

Pour faire entendre leurs revendications, ils ont effectué, jeudi 22 octobre 2026, une descente à la Primature, sous la conduite du président de leur intersyndicale, De Robert Enyeka Ekofo. Munis d’un mémorandum détaillant leurs préoccupations, ils ont sollicité l’intervention de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, afin d’obtenir le déblocage de ces fonds.

À l’issue de leur démarche, le président de l’intersyndicale a indiqué, dans une interview accordée à la radio Trinitas, que le conseiller de la cheffe du gouvernement chargé des institutions leur avait fait part de l’engagement personnel de la Première ministre à s’impliquer dans ce dossier, en vue de parvenir à une solution.

De Robert Enyeka Ekofo était accompagné de son secrétaire général et rapporteur, Pascal Ngoyi Kibambe, ainsi que du directeur de cabinet du ministre des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo.

Selon le président de l’intersyndicale, cette démarche auprès de la cheffe du gouvernement intervient après plusieurs tentatives infructueuses auprès des ministères du Budget et des Finances. Les deux administrations se seraient, selon lui, renvoyé mutuellement la responsabilité du blocage, laissant ainsi les revendications des agents sans suite.

Les cadres et agents du MIREPA affirment que cette dotation additionnelle de 9 milliards de francs congolais est prévue dans le cadre de la loi de finances 2026 et du plan d’engagement budgétaire du même exercice. Ces crédits auraient été régulièrement affectés au Secrétariat général aux Relations avec le Parlement, notamment au titre des primes et indemnités permanentes.

Ils déplorent toutefois que leur administration n’ait toujours pas bénéficié de cette enveloppe, particulièrement en ce qui concerne la paie complémentaire ainsi que le quitus budgétaire du quatrième trimestre, couvrant la période d’octobre à décembre 2026.

Face à cette situation, les agents du MIREPA attendent désormais que l’implication annoncée de la Première ministre permette de lever les blocages et de rendre effectivement disponibles les crédits budgétaires auxquels ils estiment avoir droit.

Saint-Germain Ebengo

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