Le conseiller spécial du président de la République chargé des Ressources extérieures et du Suivi des projets, Joe Dumbi Kabangu, affirme que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo ne sont pas négociables. Dans une déclaration, il appelle à une mobilisation nationale face à la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
« La souveraineté nationale ne saurait être compromise par aucune entreprise de déstabilisation », a-t-il déclaré, estimant que les menaces contre l’intégrité territoriale et la sécurité des populations exigent une réponse adaptée.
Joe Dumbi Kabangu a également exprimé ses préoccupations concernant l’émergence du Front pour la refondation de la nation (FRN), qui intègre, selon sa déclaration, l’AFC/M23. Il évoque le soutien du Rwanda à ce mouvement, en se référant aux rapports des experts des Nations unies.
Le conseiller spécial plaide pour le renforcement des capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des services de sécurité. « Nos FARDC et nos services de sécurité doivent disposer des moyens, de l’organisation et du commandement nécessaires à l’accomplissement de leur mission constitutionnelle », a-t-il dit.
Il appelle par ailleurs le gouvernement à tirer les conséquences de la situation sur les plans sécuritaire, diplomatique, politique et institutionnel. Selon lui, la réponse aux conflits doit aller au-delà de la gestion des crises successives et s’attaquer à leurs causes structurelles, notamment par le renforcement des institutions et le développement d’une capacité nationale de défense durable.
Abordant la question du dialogue national, Joe Dumbi Kabangu estime que celui-ci demeure un instrument légitime de réconciliation, mais qu’il ne saurait servir de caution à une entreprise de déstabilisation armée. « Le dialogue demeure un instrument légitime de réconciliation nationale, mais il ne saurait servir de caution à une entreprise de déstabilisation armée », a-t-il souligné.
Le conseiller spécial invite également ceux qui ont défendu la participation de l’ancien président Joseph Kabila au dialogue national à clarifier leur position face aux menaces qu’il évoque. « La défense de notre souveraineté et le rejet de la violence doivent transcender nos divergences politiques », a-t-il conclu.
Jonathan Mavambu
