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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a rejeté le projet de révision de la Constitution qu’il attribue au pouvoir en place. Dans son adresse à la nation prononcée ce vendredi 9 octobre 2026, il a accusé les autorités de vouloir remettre en cause le pacte républicain issu du dialogue de Sun City.

Au cours de son intervention, l’ancien chef de l’État a notamment évoqué la reprise des travaux parlementaires sur une proposition de loi relative au référendum, ainsi que les campagnes et manifestations organisées en faveur d’un changement constitutionnel. Il a également dénoncé ce qu’il considère comme une répression des rassemblements opposés à cette initiative.

Joseph Kabila a par ailleurs estimé que le pouvoir actuel ne serait pas en mesure d’apporter une solution à la crise que traverse le pays. Selon lui, les autorités privilégieraient leur maintien au pouvoir au détriment des intérêts de la nation.

L’ancien président a également critiqué la gestion de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo, ainsi que l’accord conclu avec les États-Unis concernant les minerais critiques. Ces questions s’ajoutent, selon son analyse, aux préoccupations politiques et institutionnelles auxquelles le pays est confronté.

« Le Congo est en péril », a-t-il déclaré, appelant les Congolais à « se prendre en charge ». Par ces propos, Joseph Kabila a invité la population à s’impliquer dans la recherche de solutions aux difficultés que connaît le pays.

À la fin de son allocution, l’ancien chef de l’État a annoncé de nouvelles prises de parole dans les heures, les jours et les semaines à venir. Il a indiqué qu’il entendait présenter sa vision des actions à entreprendre pour, selon ses termes, « sauver la République démocratique du Congo ».

Ces annonces laissent entrevoir une poursuite de ses interventions dans le débat politique national, notamment sur les questions constitutionnelles, la gouvernance et la sécurité.

Jonathan Mavambu

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