La République démocratique du Congo a célébré, ce lundi 5 octobre, à Kinshasa, la Journée mondiale des enseignants, placée cette année sous le thème de la condition enseignante et du défi du numérique. La cérémonie officielle s’est déroulée au Lycée technique de la Gombe, en présence des autorités éducatives, des enseignants et de plusieurs partenaires du secteur.

Prenant la parole à cette occasion, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a rappelé le rôle central des enseignants dans toute réforme du système éducatif. Selon elle, les efforts consentis dans les domaines des infrastructures, des programmes scolaires ou encore de la transformation numérique ne peuvent produire les résultats attendus sans des enseignants qualifiés et motivés.
« Il n’y a pas d’École sans enseignants. Cela paraît évident. Pourtant, au moment où nous parlons de programmes, d’infrastructures, de réformes ou de numérique, il est utile de revenir à cette réalité simple: aucune transformation de l’École ne peut réussir si elle ne se traduit pas, dans chaque classe, par un enseignement de qualité », a-t-elle déclaré.
La ministre a souligné que les défis liés à la modernisation de l’éducation exigent un accompagnement accru des enseignants, notamment en matière de formation continue et d’adaptation aux nouvelles technologies. Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les compétences pédagogiques afin de permettre aux éducateurs de répondre aux exigences de l’école du XXIᵉ siècle.
Cette célébration a également été l’occasion de mettre en lumière les préoccupations liées aux conditions de travail des enseignants, considérées comme un élément essentiel pour améliorer la qualité de l’enseignement et les performances du système éducatif national.
À travers cette journée, les autorités ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes du secteur éducatif tout en plaçant l’enseignant au centre des politiques visant à construire une école plus performante, inclusive et adaptée aux défis du numérique.
Jonathan Mavambu
