Dans l’est de la République démocratique du Congo, les équipes engagées dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola utilisent des outils numériques, notamment l’intelligence artificielle, pour faciliter la collecte, la transmission et l’analyse des informations provenant du terrain. Ces technologies sont mobilisées dans des zones où l’accès aux équipes et aux données peut être difficile.
Les agents de santé et les équipes de riposte interviennent dans plusieurs secteurs touchés par l’épidémie. Sur le terrain, ils recueillent des informations sur les cas, les contacts et l’évolution de la situation épidémiologique. Ces données doivent ensuite être transmises aux équipes chargées de leur analyse.
L’utilisation de solutions numériques vise notamment à réduire le temps nécessaire entre la collecte d’une information et son exploitation. Les données recueillies sur le terrain peuvent être centralisées et analysées afin d’aider les équipes à suivre l’évolution de l’épidémie.
L’intelligence artificielle peut également être utilisée pour traiter rapidement d’importants volumes de données. Elle permet aux équipes de repérer certaines informations dans les données disponibles et de faciliter leur organisation pour le suivi de la situation sanitaire.
Dans l’est de la RDC, cette utilisation intervient dans un contexte où certaines zones restent difficiles d’accès. Les déplacements des équipes peuvent être compliqués par l’état des routes, l’éloignement de certaines communautés et la situation sécuritaire.
Les outils numériques permettent ainsi de faire circuler les informations entre les agents présents sur le terrain et les équipes chargées de la coordination et de l’analyse de la riposte. Les données peuvent ensuite servir au suivi des personnes exposées, à la surveillance des nouveaux cas et à l’organisation des interventions.
Le recours à l’intelligence artificielle s’inscrit dans l’ensemble des moyens utilisés par les autorités sanitaires et leurs partenaires pour suivre l’épidémie d’Ebola en RDC. Il vient compléter le travail des agents de santé et des équipes présentes dans les zones concernées.
La transmission rapide des données reste un élément important de la riposte, alors que les équipes doivent disposer d’informations actualisées pour suivre la circulation du virus et adapter leurs interventions sur le terrain.
Pemba munganga
