La République démocratique du Congo participe au Forum public 2026 de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui se tient à Genève, en Suisse. À cette occasion, le ministre du Commerce extérieur a plaidé pour le renforcement des initiatives locales dans les Pays les moins avancés (PMA), afin de mieux faire face aux différentes crises qui affectent l’économie mondiale.
Intervenant ce mercredi 16 septembre dans deux panels consacrés respectivement à la crise à Ormuz et à la protection des économies vulnérables, ainsi qu’aux services et à l’exploitation durable des ressources minières, le ministre a porté la voix de la RDC sur les enjeux liés à la résilience des économies des PMA, selon un communiqué de son ministère parvenu à l’ACP.
Au cours des échanges, le ministre du Commerce extérieur a notamment évoqué les répercussions du conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le transport mondial du pétrole et du gaz. Il a également cité les tensions commerciales internationales, notamment celles liées à la politique commerciale de l’administration américaine de Donald Trump.
Face à ces différentes vulnérabilités, le ministre a appelé les PMA à développer davantage leurs capacités et initiatives locales. Cette approche, selon son intervention, devrait permettre à ces économies de mieux absorber les effets des crises extérieures et de renforcer leur capacité à répondre aux perturbations du commerce international.
La question des ressources minières a également été abordée lors du Forum, à travers le panel consacré aux services et à l’exploitation durable des mines. Pour la RDC, l’enjeu s’inscrit notamment dans la recherche d’un commerce plus inclusif permettant aux PMA de mieux tirer parti de leurs ressources et de leur potentiel économique.
La participation congolaise à ce Forum public de l’OMC intervient ainsi dans un contexte marqué par plusieurs tensions affectant les échanges internationaux. La RDC y défend notamment la nécessité de renforcer les capacités locales des économies vulnérables et de promouvoir une exploitation durable des ressources au bénéfice du développement.
Jonathan Mavambu
