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Il y a 29 ans, le 7 septembre 1997, disparaissait Mobutu Sese Seko, l’une des figures majeures de l’histoire politique de la République démocratique du Congo. L’ancien président zaïrois est mort à Rabat, au Maroc, à l’âge de 66 ans, quelques mois seulement après avoir quitté le pouvoir.

Né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala, il devient chef de l’État le 24 novembre 1965 après avoir renversé le président Joseph Kasa-Vubu. Il restera à la tête du pays pendant 32 ans, une période qui a profondément marqué l’histoire politique, sociale et économique du Congo.

En 1971, il rebaptise le pays Zaïre et instaure la politique de l’« authenticité », accompagnée d’une importante campagne de changement des noms et des références héritées de la période coloniale. Mobutu adopte également le nom de Mobutu Sese Seko et fait du Mouvement populaire de la Révolution (MPR) le parti unique.

Sur le plan international, le Zaïre occupe une position stratégique durant la Guerre froide. Mobutu entretient des relations étroites avec plusieurs puissances occidentales, qui considèrent son régime comme un rempart contre l’expansion du communisme en Afrique centrale.

Cependant, son long règne est également marqué par l’autoritarisme, la concentration du pouvoir, les restrictions des libertés politiques et une dégradation progressive de la situation économique du pays. À partir des années 1990, le régime s’affaiblit face aux crises politiques et économiques.

La situation bascule définitivement en 1996 avec le déclenchement de la première guerre du Congo. L’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), conduite par Laurent-Désiré Kabila, lance une offensive qui conduit à la chute de Mobutu en mai 1997.

Contraint à l’exil, l’ancien président s’installe au Maroc. Affaibli par la maladie, il meurt le 7 septembre 1997 à l’hôpital militaire Mohammed V de Rabat.

Près de trois décennies après sa disparition, l’héritage de Mobutu continue de diviser les mémoires. Son nom reste indissociable de l’histoire du Zaïre et d’une période de plus de trois décennies durant laquelle il a exercé une influence considérable sur le destin du pays.

La mémoire de Mobutu demeure ainsi présente dans le débat historique congolais, entre nostalgie pour certains, critique de son régime pour d’autres et volonté de comprendre une époque qui a profondément façonné la République démocratique du Congo contemporaine.

Ephra Kimuana

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