Le président de l’UNC, Vital Kamerhe, a apporté son soutien au Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État annoncé par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, estimant que cette initiative marque une rupture avec les approches qui ont jusque-là caractérisé la gestion des crises en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 28 août, Vital Kamerhe a souligné que ce processus replace « les causes profondes des crises congolaises au cœur du débat national » en donnant au peuple congolais un rôle central dans l’identification des problèmes et la construction des solutions.
Pour le speaker de la Chambre basse du Parlement, cette démarche constitue une étape essentielle vers l’émergence d’un État stratège, capable d’anticiper les crises, de mobiliser ses ressources et de conduire les réformes nécessaires au développement du pays.
Revenant sur les précédents processus politiques, de la Conférence nationale souveraine aux différents accords de paix, Vital Kamerhe a regretté que plusieurs engagements aient été pris sans déboucher sur des transformations profondes.
« Nous avons trop souvent signé sans transformer en profondeur, traité les conséquences sans toujours nous attaquer aux causes », a-t-il relevé.
Le président de l’UNC considère que l’initiative du Chef de l’État ne résulte ni d’une pression intérieure ni d’une contrainte extérieure, mais d’une volonté souveraine de conduire la Nation vers un moment de vérité dans le respect des institutions de la République et de la souveraineté nationale.
Vital Kamerhe a ainsi appelé les Congolais à mettre leurs compétences, leur expérience et leur énergie au service de ce processus afin de permettre au pays de rompre avec le cycle des solutions inachevées et de consolider durablement la paix.
Selon lui, la stabilité et le développement de la RDC dépassent les frontières nationales et représentent un enjeu majeur pour l’ensemble de la sous-région ainsi que pour les équilibres géostratégiques du continent.
« Le Congo doit aimer le Congo et l’Afrique doit aimer l’Afrique », a conclu Vital Kamerhe, réaffirmant sa confiance dans les garanties offertes par le Chef de l’État pour assurer une participation libre, équitable et responsable au futur dialogue national.
Jonathan Mavambu
