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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réagi à la publication d’une étude scientifique parue le 30 juillet dernier dans la revue Nature Communications, évoquant la présence d’uranium dans certaines exportations congolaises d’hydroxyde de cobalt.

Dans un communiqué consulté ce vendredi 21 août, le ministère des Mines a indiqué avoir pris connaissance avec attention des conclusions de cette étude ainsi que des commentaires qu’elle a suscités dans les médias nationaux et internationaux. Les autorités congolaises ont jugé nécessaire d’apporter des clarifications afin d’éclairer l’opinion publique sur cette question.

Selon le gouvernement, la présence naturelle d’uranium dans certains gisements cuprifères et cobaltifères des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga est un phénomène géologique connu depuis plusieurs décennies par les services compétents du secteur minier.

Le ministère précise que cette situation résulte de la composition naturelle des minerais exploités dans cette région du pays et ne saurait être interprétée comme une anomalie ou une pratique délibérée.

> « Cette présence naturelle ne constitue, à elle seule, ni une anomalie, ni le fruit d’une démarche intentionnelle, ni même une violation des engagements internationaux », souligne le communiqué.

À travers cette mise au point, les autorités congolaises entendent rassurer les partenaires économiques, les investisseurs ainsi que les acteurs de la chaîne d’approvisionnement des minerais stratégiques.

Le gouvernement rappelle que le secteur minier congolais est soumis à des mécanismes de contrôle et à un cadre réglementaire visant à garantir la conformité des exportations aux normes nationales et internationales.

Cette clarification intervient alors que la RDC demeure l’un des principaux producteurs mondiaux de cobalt, un minerai essentiel à la fabrication des batteries utilisées dans les véhicules électriques et les technologies de transition énergétique.

Pour Kinshasa, il est important que les débats scientifiques autour de l’exploitation minière soient menés avec rigueur afin d’éviter des interprétations susceptibles de créer des inquiétudes injustifiées sur les ressources minières du pays.

Jonathan Mavambu

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