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La mort d’un motard lors d’une intervention policière a provoqué, mardi 21 juillet au matin, une vive tension dans la commune de Kalamu, à Kinshasa. En colère, des conducteurs de motos-taxis, rejoints par plusieurs habitants, ont saccagé un poste de police après un accident survenu lors d’un contrôle routier présenté par des témoins comme abusif.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des policiers auraient tenté d’intercepter un motard dans des circonstances encore non élucidées. En cherchant à échapper au contrôle, celui-ci aurait perdu le contrôle de sa moto avant de chuter dans une zone où se trouvaient des câbles électriques. Il est décédé sur les lieux.

L’annonce de sa mort s’est rapidement propagée dans le quartier, provoquant un mouvement de colère. Des dizaines de motards et de riverains se sont dirigés vers le poste de police situé sur l’avenue Force, au croisement avec Kasa-Vubu, qu’ils ont vandalisé. Au cours de leur mobilisation, les manifestants ont également pris en chasse un véhicule communément appelé « Kabasele », dans lequel se serait trouvé l’agent de police cité par plusieurs témoins.

Les violences ont fortement perturbé la circulation dans cette partie de la capitale et entraîné une montée de la tension tout au long de la matinée. Plusieurs habitants ont préféré quitter les lieux par crainte de nouveaux affrontements.

Au-delà des dégâts enregistrés, cet incident remet au premier plan les dénonciations récurrentes des motards concernant les contrôles routiers et les pratiques qu’ils qualifient de tracasseries. Ces dernières années, plusieurs organisations de transporteurs et associations de conducteurs ont régulièrement dénoncé des interpellations arbitraires et des perceptions illégales attribuées à certains agents affectés à la circulation.

La mort de ce motard pourrait ainsi raviver le débat sur les méthodes de contrôle routier et sur les rapports entre les forces de l’ordre et les usagers de la route. Les autorités sont désormais attendues sur un double terrain : établir les circonstances exactes du drame et apporter des réponses à des pratiques qui continuent d’alimenter la défiance d’une partie de la population envers les services chargés du maintien de l’ordre.

Djo NKOSI

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