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Les avocats du général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ont sollicité ce mardi 21 juillet, devant la Haute Cour militaire sa mise en liberté provisoire ou, à défaut, une liberté contrôlée.

Au cours de l’audience tenue à Kinshasa, la défense a fondé sa requête sur plusieurs arguments, notamment la qualité de l’ancien haut responsable militaire en tant que détenteur d’informations sensibles liées à la sécurité nationale.

> « En tant que détenteur de secrets de la défense, le général Christian Tshiwewe, mon client, ne peut pas être détenu à la prison militaire de Ndolo », a soutenu Me Parfait Kanyanga, coordonnateur du collectif des avocats de la défense, chargé de présenter le mémoire déposé au greffe de la juridiction militaire.

Selon les conseils du prévenu, les conditions de détention actuelles ne seraient pas compatibles avec la nature des informations stratégiques auxquelles l’ancien chef d’état-major a eu accès durant l’exercice de ses fonctions.

La défense a également estimé que son client présente toutes les garanties nécessaires pour répondre aux convocations de la justice. Elle a notamment fait valoir que sa résidence est connue des autorités et qu’aucun risque de fuite ne serait établi.

> « Vous ferez œuvre utile de lui accorder cette liberté, Monsieur le président, car il ne peut pas se soustraire à la justice, étant donné que sa résidence, située à la Gombe, est bien connue », a plaidé Me Kanyanga.

Par ailleurs, les avocats du général Tshiwewe ont soulevé ce qu’ils qualifient d’« irrégularités » dans la procédure ayant conduit à la saisine de la Haute Cour militaire, contestant certains actes posés par l’organe de poursuite avant l’ouverture du procès.

Cette audience marque une nouvelle étape dans cette affaire judiciaire suivie de près par l’opinion publique en raison du rang occupé par l’ancien chef d’état-major général des FARDC au sein de l’appareil sécuritaire congolais.

La Haute Cour militaire devrait se prononcer sur les différentes exceptions soulevées par la défense ainsi que sur la demande de mise en liberté provisoire introduite en faveur du prévenu.

Jonathan Mavambu

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